Le rapprochement qui devait réunir le Béarnais Euralis et le Landais Maïsadour, avec l’ambition de constituer un ensemble de plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et de près de 10 000 salariés, est à l’arrêt. Le dossier avait pourtant franchi une étape majeure cet été : le 17 juillet, l’Autorité de la concurrence avait donné son feu vert aux deux coopératives agricoles, sous réserve d’engagements concernant notamment les marchés du canard gras, de la collecte des céréales et de la nutrition animale. L’autorisation réglementaire n’aura toutefois pas permis d’aller au bout de l’opération : Euralis et Maïsadour indiquent en effet que « les conditions nécessaires au financement de ce projet » tel qu’il était « initialement conçu » ne sont pas réunies, « dans un contexte agricole et économique qui s’est encore dégradé ces derniers mois ».
Un projet jugé toujours « pertinent »
Cette annonce ne ferme toutefois pas définitivement la porte au rapprochement, ainsi que le précisent les deux structures : « Cette situation ne remet pas en cause notre conviction quant à la pertinence d’un rapprochement entre nos deux coopératives. Au contraire, les difficultés que traverse aujourd’hui le monde agricole confirment plus que jamais la nécessité de consolider nos modèles et nos filières ».
Euralis et Maïsadour affirment désormais « travailler ensemble » les prochaines étapes de leur « ambition commune » et, dans l’intervalle, rester « pleinement concentrées » sur leur stratégie et la performance de leurs activités.