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La Bourse de Paris redescend sous les 6.000 points

La Bourse de Paris a fini sous le seuil des 6.000 points mercredi, rétrogradant après un net rebond, alors que des chiffres solides sur l'emploi aux États-Unis ont entraîné une nette remontée des taux...

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris (Tous droits réservés. © (2022) Agence France-Presse - ERIC PIERMONT)

La Bourse de Paris a fini sous le seuil des 6.000 points mercredi, rétrogradant après un net rebond, alors que des chiffres solides sur l’emploi aux États-Unis ont entraîné une nette remontée des taux longs sur le marché de la dette.

L’indice CAC 40 a abandonné 0,90% soit 54,23 points à 5.985,46 points. La cote parisienne avait repris plus de 6% sur les trois dernières séances.

Les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis se sont accélérées plus que prévu en septembre (208.000 après 185.000 créations en août), selon l’enquête ADP, de quoi réévaluer les anticipations des politiques des banques centrales.

« L’espoir que la politique monétaire de la banque centrale (américaine) s’assouplisse plus rapidement qu’attendu s’éloigne un peu, ce qui fait flancher les marchés actions », commente Gaël des Prez de la Morlais, responsable de la gestion actions en Europe au sein d’Indosuez Gestion.

Le consensus sur le marché considère que « la Réserve fédérale américaine et les autres banques centrales au niveau mondial n’ont pas fini leur cycle de resserrement monétaire », pour freiner l’activité économique afin de contenir l’inflation, poursuit-il.

Cette perspective faisait repartir les rendements sur les dettes d’États à la hausse après leur spectaculaire décrochage des dernières séances: le bon du Trésor américain à 10 ans progressait à 3,77% contre 3,61% la veille. Le taux allemand pour la même échéance, qui fait référence en Europe, repassait au-dessus des 2% vers 15H45 GMT.

En quête de toute indication sur la trajectoire à venir des taux des banques centrales, les investisseurs vont surveiller vendredi les chiffres officiels du marché du travail: le taux de chômage de septembre est prévu stable par rapport à août, à 3,7%, et 275.000 créations d’emplois sont anticipées.

« Si l’emploi aux États-Unis commence à donner des signes de faiblesse alors cela signifie que la Fed a réussi à ralentir l’économie de façon à limiter la poursuite de l’inflation », interprète pour l’AFP M. des Prez de la Morlais.

Les marchés se dirigent vers un point de passage important dans un peu plus d’une semaine quand commencera la saison des résultats du troisième trimestre.

Le géant TotalEnergies a gagné 1,09% à 51,87 euros dans le sillage de la coupe drastique dans ses quotas de production de pétrole décidée mercredi par l’Opep+.

Le président américain Joe Biden, qui s’échine depuis des mois à tenter d’endiguer l’envolée des coûts de l’énergie, s’est dit « déçu de cette décision à courte vue ».

L’équipementier automobile Michelin a plongé de 5,12% face à des investisseurs déçus par des résultats en demi-teinte et le ton prudent employé par la direction. Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale ont perdu plus de 2%.

pan/ys/LyS

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