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Occitanie : Cap sur l’export !

Dans un environnement international marqué par le ralentissement chinois, la guerre en Ukraine, les tensions commerciales récurrentes et la présidence de Donald Trump qui engendre des politiques plus unilatérales, exporter n’a jamais été aussi stratégique… Ni aussi complexe. Chaînes de valeur à recomposer, normes qui se durcissent, exigences de souveraineté, fragmentation des blocs : les entreprises occitanes doivent naviguer dans un monde où l’intuition ne suffit plus. C’est précisément là qu’intervient le réseau des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCE).

Occitanie

David ELIZALDE, président du Comité Occitanie des Conseillers du Commerce Extérieur de la France ©Adrien Nowak - La Vie Economique

Export en Occitanie : une base large, une valeur très concentrée

L’Occitanie est aujourd’hui la 5ᵉ région exportatrice de France. Elle compte environ 9 000 entreprises exportatrices, dont près de 500 ETI et grands groupes qui génèrent à eux seuls environ 90 % de la valeur des exportations régionales ; environ 8 500 autres entreprises, majoritairement TPE-PME, qui exportent de façon régulière ou occasionnelle. Ce contraste est à la fois une force et un défi. Une force, parce que la région s’appuie sur quelques champions mondiaux capables de tirer l’image et les chiffres à l’export. Un défi, parce que l’enjeu clé est désormais d’élargir la base des PME exportatrices régulières, de sécuriser leurs trajectoires et de les aider à franchir des caps : nouvelle zone géographique, nouvelle gamme, nouveaux canaux.

C’est sur ce segment que les Conseillers du Commerce Extérieur (CCE) Occitanie concentrent prioritairement leurs actions : entreprises primo-exportatrices, PME qui hésitent à se lancer, ou structures déjà présentes sur un ou deux pays et qui doivent structurer leur développement. Là où une mise en relation, un retour d’expérience honnête, un signal sur un risque pays ou un partenaire fiable peuvent faire gagner des années.

Un contexte géopolitique plus risqué, mais riche en opportunités

L’internationalisation ne se joue plus dans un monde “ouvert par défaut”. La Chine connaît un ralentissement économique, avec un climat politique plus incertain ; les dépendances stratégiques sont à réévaluer, mais c’est un marché toujours incontournable sur certains segments. La guerre en Ukraine entraîne quant à elle une recomposition des flux énergétiques, une pression sur certaines matières premières et des besoins massifs de reconstruction à moyen terme. Aux États-Unis, la présidence Trump a engendré des mesures protectionn…

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