Dans un paysage hors du temps, entre Argelès-Gazost et Luz-Saint-Sauveur, le seul atelier français de fabrication de parapentes cache bien son jeu. Rachetée en 2012 par Jean-Marie Bernos, la branche d’EMEM-Gypaaile, un fabricant technique de montagne, devient Nervures en 1993 et déménage à Soulom en 1997. Si le marché du parapente a crû à la sortie de la pandémie de Covid, l’inflation a depuis touché le secteur et Nervures est bien seule face aux fabricants asiatiques.
« Nous sommes passés de 500 à 600 voiles par an à 50 à 100 ailes », souligne le dirigeant. Un choix assumé par Jean-Marie Bernos qui avait anticipé dès 2018 le besoin de se diversifier. Il enregistre depuis 2024 une forte demande pour de la confection textile technique. « Pendant la pandémie de Covid, j’ai proposé à la préfecture des Hautes-Pyrénées de fabriquer des masques. Nous en avons réalisé 50 000 en un mois et demi. Cela nous a fait connaître dans la région et a représenté un virage en communication », explique-t-il en détail.