Jean-François Fonteneau ne se prédestinait pas à devenir un homme d’affaires. C’est son grand-père maternel, éleveur de chevaux à Casteljaloux, qui lui met le pied à l’étrier en lui transmettant la passion équine. Il monte très jeune en courses, jusqu’à son adolescence, et avait pour ambition de devenir « Gentlemen rider » (jockey amateur). Hélas, la réalité de sa taille et de son poids l’a forcé à voir ses rêves se dissiper à l’âge de 16 ans. « C’était très brutal », confie-t-il. Ce que le cheval avait perdu, l’ovalie allait le récupérer.
Les jambes et la tête
Alors que le rugby est encore un sport amateur, ce jeune homme tonique et ambitieux comprend qu’il ne vivra pas toujours du ballon ovale et qu’il doit préparer son après-carrière. Il se lance d’abord dans le commerce de pneus au Sénégal, avec des amis, une première expérience entrepreneuriale qui, malgré son échec, s’est révélé très formatrice. Encore une fois, c’est son grand-père qui va guider ses pas. En effet, son aïeul avait développé une activité de capture des pigeons qui envahissent les centres-villes : France Capture. Il…