À l’ère du numérique et de l’IA, apprendre les langues pour communiquer avec d’autres humains ne suffit plus. Nos enfants vont devoir apprendre à communiquer avec les machines et notamment les ordinateurs. C’est la mission que s’est fixée KIDnKOD, entreprise toulousaine qui propose aux enfants, de 7 à 17 ans, de découvrir les langages de programmation. La société, fondée en 2024 par Stéphane Cuallado-Pico et Sami Flissi, organise des cours, en présentiel ou en distanciel, pour appréhender des langages tels que Scratch et Python.
Des colos pour coder
Depuis sa création, KIDnKOD a formé plus de 3 000 jeunes. « Grâce au format distanciel, ils peuvent se connecter du monde entier », précise Stéphane Cuallado-Pico qui indique que 80 % du chiffre d’affaires de la société provient des cours en ligne.
KIDnKOD souhaite toutefois développer les formations en présentiel. Dans cette optique, l’entreprise lance cet été ses premières colonies de vacances dédiées à l’apprentissage du code. Organisés sur une ou deux semaines (au choix) à La Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique, trois types de séjours sont proposés : Scratch et océan (7-11 ans), Python et océan (10-14 ans), et Hacking éthique et océan (12-17 ans). Seules les matinées seront dédiées à la tech – encadrées par des animateurs-ingénieurs – pour « limiter les temps d’écran ». Les après-midi seront dédiées aux activités sportives, culturelles et aux grands jeux en plein air.
Partenariat avec Wonderbox
Autres nouveautés pour KIDnKOD : un partenariat avec Wonderbox, pour offrir des cours de codes, l’obtention de l’agrément Pass Culture pour les enseignants, qui va permettre à la société d’intervenir dans des classes de collèges et lycées pour présenter les métiers du numérique et sensibiliser les jeunes aux médias, et enfin, l’ouverture en septembre d’un nouveau cours hebdomadaire. « L’idée sera de proposer du soutien scolaire en mathématiques à travers le code », explique le dirigeant.
L’entreprise, qui espère avoir formé 10 000 jeunes fin 2026, envisage par ailleurs de décliner ses colos estivales en séjours ski l’hiver et d’ouvrir ses propres centres de loisirs, d’abord à Toulouse, pour organiser des stages « code et sport » en partenariat avec des sportifs de renom.