Sa vision chevillée au corps et l’indépendance pour leitmotiv, Nicolas Tarrene façonne PSI Environnement depuis son rachat en 2012. L’entreprise construit sa trajectoire dans la durée, au rythme des investissements et des choix stratégiques. Le dernier en date, une unité de production de combustibles solides de récupération pour alimenter une chaudière portée par Dalkia et fournissant en vapeur l’usine voisine Arkema. Un projet mené par trois acteurs du plateau de Lannemezan qui devrait permettre à PSI Environnement, bientôt 40 ans, de franchir un nouveau cap.
Histoire de famille
Le groupe occupe déjà depuis longtemps le paysage des entreprises lannemezannaises. Créée en 1988 par Jean Tarrene, la société se tourne d’abord vers la prestation de services avec la location de bennes, l’hydrocurage et la location de nacelles. « Un ingénieur de chez Pechiney a demandé à mon père de nettoyer un bâtiment avant de le faire tomber. Il y avait de la poussière d’alumine qui coûtait cher. Mon père a donc eu l’idée de créer un énorme aspirateur pour la récupérer », raconte Nicolas Tarrene. C’est ainsi que l’entreprise a vraiment commencé son histoire et commencé un tour de France de la déconstruction d’usines.
Jean Tarrene se rend vite compte que la valeur ajoutée ne réside pas dans la prestation mais dans le traitement du déchet. En 2000, il saisit l’opportunité de racheter l’ancienne décharge publique de Lannemezan, laissée à l’abandon. Il demande des autorisations pour la réhabiliter et y démarre ses nouvelles activités de gestion de déchets des entreprises. Un premier arrêté préfectoral l’autorise à prendre des déchets dangereux en transit, à stocker des déchets inertes et un peu d’amiante lié.
Enviropôle et laboratoire
PSI décide d’y créer son Enviropôle, un premier site qui regroupe les activités de gestion des déchets des entreprises et développe peu à peu ses activités avec l’ajout du traitement des effluents industriels. En 2002, une déchetterie est ouverte à Tarbes, elle permet à PSI Environnement de massifier ses collectes.

Combustibles solides de récupération : à gauche ce qui est retiré et à droite ce qui est gardé. © Lilian Cazabet – La Vie Economique
Trois ans plus tard, l’entreprise scelle son indépendance en créant son laboratoire d’analyses environnementales. « Nous y faisons des analyses des déchets afin de déterminer vers quelles filières nous allons les envoyer. Auparavant, nous envoyions nos déchets chez nos concurrents qui imposaient leurs choix et leurs tarifs, explique Nicolas Tarrene. Nous avons voulu inverser la tendance en choisissant où nous envoy…