Le concept de Banquiz vient d’un constat aussi simple qu’édifiant : plus de 11 millions de Français vivent aujourd’hui dans ce que l’on appelle un désert alimentaire, c’est-à-dire à plus de 20 kilomètres aller-retour d’un commerce de proximité. Ainsi, dans des centaines de communes françaises, il n’y a plus d’épicerie, plus de marché, plus de commerce. Et pour de nombreux habitants, se déplacer est devenu un défi : âge, isolement, manque de transport, éloignement des centres-villes. Face à cette réalité, Banquiz propose une réponse concrète : une épicerie ambulante en milieu rural, qui passe régulièrement avec tout le nécessaire pour se nourrir. Le concept s’inspire d’un métier ancien de commerçant ambulant, où le boulanger mais aussi le boucher-charcutier et les vendeurs de vêtements passaient dans les villages. C’est ainsi que le camion-magasin Banquiz traverse les campagnes françaises pour aller au plus près des habitants, sans précommande ni minimum d’achat, avec plus de 450 références disponibles lors de chaque visite.
20 ans d’expérience
À l’origine, Patrick Saurel et Jean-Pierre Lavergne ont fondé Banquiz en 2004 en créant un modèle d’épicerie rurale itinérante basé sur la distribution de produits surgelés et d’épicerie à domicile depuis leur camion-magasin. Ils ont construit un modèle unique de camion-magasin, capable d’apporter de nombreux produits, du conseil et une relation durable directement devant la porte des habitants. L’entreprise a d’abord grandi sur le territoire du Grand Massif central, avec une flotte de camions qui s’est progressivement étendue de l’Aveyron à la Corrèze, la Lozère, le Cantal ou encore le Puy-de-Dôme et la Haute-Vienne et même l’Allier.
Reprise et développement
Après des années passées à sillonner les routes du Grand Massif central, Banquiz est reprise en 2021 par Jérôme Fourest qui souhaite garder le même ADN originel : « On va là où personne ne va », résume le PDG de Banquiz. Pour ce Toulousain, ancien dirigeant de Comtesse du Barry, le modèle de Banquiz correspond parfaitement aux besoins des territoires ruraux : « Nous sommes un point de vente sans les contraintes du point de vente physique ». Car les camions de Banquiz ne sont ni des livreurs, ni une épicerie qui stationne sur les places de villages. Chaque camion va au domicile de plusieurs dizaines de personnes chaque jour pour conseiller et satisfaire la liste de courses de ses clients. Ce modèle a permis le développement de la marque pendant 20 ans. Avec 35 camions, 55 salariés et 8,5 millions de chiffre d’affaires en 2025, Banquiz est aujourd’hui un acteur conséquent de l’épicerie en zone rurale. « Les récentes crises du Covid et la guerre en Ukraine ont incité de nombreuses personnes à faire appel à nous ces dernières années », reconnaît Jérôme Fourest, qui ne souhaite pas s’arrêter là.

© Quentin Huriez
Maintenant la franchise
La dernière nouveauté de Banquiz est la création d’une franchise de la marque, un modèle auquel Jérôme Fourest croit particulièrement : « C’est un modèle gagnant-gagnant à condition d’accepter de partager la valeur créée. Nos franchisés seront capables d’aller voir nos clients tous les jours, par tous les temps. Banquiz est un modèle stable, construit pour durer ». Depuis le Massif central originaire, le dirigeant souhaite à présent s’implanter en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, en commençant par le Lot-et-Garonne. « Le Lot-et-Garonne est un département prioritaire avec une population qui correspond parfaitement à notre clientèle », explique Jérôme Fourest. Banquiz lance donc un appel à toute personne intéressée et démarrer sa conquête du Grand Sud-Ouest.
« On va là où personne ne va »
Banquiz en chiffres
55 salariés
35 camions
8,5 millions de CA en 2025
470 produits référencés
Banquiz en dates
2004 : naissance dans le Massif central
2021 : reprise par Jérôme Fourest
2025 : refonte de la marque
2026 : lancement de la franchise