En 2025 et pour la troisième année consécutive, la croissance des entreprises de Haute-Garonne a ralenti, avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,2 % sur un an, contre 2,4 % en 2024 et 4,7 % en 2023. Tels sont les chiffres que révèle la 24e enquête de conjoncture de la CCI de Toulouse Haute-Garonne qui a interrogé près de 2 000 entreprises du département en janvier dernier. « La hausse des chiffres d’affaires a été moins importante que prévu », indique Didier Katzenmayer, président de la commission Industrie à la CCI de Toulouse Haute-Garonne. En janvier 2025, les chefs d’entreprise avaient en effet indiqué anticiper une croissance de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 3,4 %. En cause notamment, selon Didier Katzenmayer, les déclarations de Donald Trump quant à la hausse des droits de douane. La dynamique a été contrastée en fonction des secteurs d’activité. Ainsi, l’industrie et les services s’en sont bien tirés, avec un chiffre d’affaires en hausse de 1,9 %, quand le commerce et le BTP ont vu leur activité ralentir (-0,1 % et -1,6 %).
Dans l’ensemble, les recrutements ont progressé plus que prévu, en hausse de 0,8 % supérieure à la prévision initiale de 0,4 %.
Un entrepreneur sur deux serein, en janvier dernier
Pour 2026, « les perspectives initiales des chefs d’entreprise de Haute-Garonne étaient bonnes, avec un climat de confiance retrouvé : 48 % des dirigeants se disaient sereins pour leur entreprise », indique Didier Katzenmayer. Par ailleurs, 65 % des entrepreneurs interrogés ont déclaré démarrer l’année 2026 avec une situation financière saine. Ils prévoyaient par ailleurs une hausse de leur chiffre d’affaires d’environ 4,5 % en 2026.
Le conflit en Iran remet-il tout en cause ? « Non », répond Christine Bardinet, directrice régionale de la Banque de France Occitanie. Et d’ajouter : « Il est très important de savoir d’où l’on vient pour estimer les conséquences de ce conflit ». Concrètement, l’optimisme des entrepreneurs précédant le conflit devrait permettre de limiter la casse. « Depuis la crise Covid, les entreprises ont compris que la résilience doit faire partie de leur ADN. Les bilans des entreprises ont été améliorés en 2025. Nous entrons donc dans cette période difficile mieux armés pour affronter les obstacles », rassure Didier Katzenmayer.