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Goubier Industrie : changement d’échelle !

Fondée en 1959 à Montauban, l’entreprise spécialiste de la tôlerie industrielle Goubier Industrie a été reprise en juin 2024 par Maxime Claux. Grâce à une stratégie offensive, la société a renoué avec la croissance. Son nouveau dirigeant veut désormais voir plus loin.

Goubier Industrie, Maxime Claux

© Bérengère Bosi - La Vie Economique

Elle a plus de 65 ans et connaît une nouvelle jeunesse ! L’entreprise Goubier Industrie, fondée en 1959 à Montauban par Claude Goubier, a pris un nouvel élan depuis sa reprise en juin 2024. L’établissement, sous-traitant en tôlerie industrielle, a été cédé par son fondateur alors âgé de 92 ans, à Maxime Claux, 37 ans. Passé par la case salariat chez de grands acteurs de l’industrie, tels que Vinci ou Endel, ce dernier avait la volonté de devenir chef d’entreprise. Lorsqu’il cherche une entreprise à reprendre dans le secteur industriel, il découvre Goubier Industrie : société historiquement spécialisée dans les échelles arboricoles dédiées à la récolte des pommes, qui avait depuis sa création diversifié son activité. L’entreprise experte de la fabrication de pièces en métal (alu, inox, acier, cuivre, laiton…) pour divers clients industriels est notamment sous-traitant de rang 1 pour le groupe Alstom.

Diversification

Lorsque Maxime Claux reprend Goubier Industrie, la santé financière est fragile. « Il y avait des pertes », annonce le dirigeant qui décide de poursuivre le virage de la diversification initié par le fondateur. « Aujourd’hui, l’activité échelle ne représente plus que 3 % de notre chiffre d’affaires ». L’entreprise travaille toujours avec le secteur agroalimentaire, fournissant chaque mois 50 chariots au Min de Rungis.

Le ferroviaire, secteur dynamique, poursuit sa montée en puissance. « Dans le cadre de nos contrats avec Alstom, nous fabriquons des pièces de tôlerie pour les trains. Cela représente environ 25 % de notre chiffre d’affaires ». Goubier Industrie fabrique également des machines spéciales pour le secteur du BTP, des machines de nettoyage de cartes électroniques, des boitiers électroniques pour des voiliers électriques ou le secteur de la défense civile… « Nous travaillons avec tous les secteurs industriels, à part l’aéronautique », résume le dirigeant. Depuis quelques semaines, l’entreprise propose également un service de montage autour de pièces de tôlerie, et de câblages de machines.

Force commerciale

En parallèle, Maxime Claux a restructuré la société. Pour ce faire, le dirigeant applique à l’échelle de la PME des méthodes acquises dans les grands groupes où il était salarié. « L’idée a notamment été de mettre en œuvre des pratiques commerciales un peu agressives : aller rencontrer les clients, se déplacer, démarcher. Cela a été payant ! ». Et lui-même donne l’exemple. « Les premiers mois, c’est moi qui me suis chargé du démarchage. J’ai rapidement recruté un nouveau commercial, pour muscler les équipes ». Il a également décidé d’investir dans un nouveau logiciel, doté d’IA, pour la partie bureau d’études et la commande des machines. « Avec les outils précédents, nous étions au maximum de nos capacités de production », explique le dirigeant.

Goubier Industrie, Maxime Claux

Maxime Claux, directeur général de Goubier Industrie © Bérengère Bosi – La Vie Economique

Croissance externe en vue

Des choix stratégiques qui ont permis à la société, qui emploie 27 personnes, de renouer avec la croissance. « Nous avons généré 2,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 8 % sur un an », se réjouit le chef d’entreprise qui vise un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros pour 2026. Voyant plus loin, il envisage une opération de croissance externe d’ici à 2027. « Si nous voulons grandir et nous développer, il nous faudra un deuxième outil de production », explique-t-il. Le dirigeant a déjà quelques pistes, qu’il préfère garder confidentielles. « Il s’agira d’une entreprise spécialisée dans la tôlerie industrielle comme nous et basée en Occitanie », confie-t-il. Fort de cette future reprise, Maxime Claux pense pouvoir doubler ses capacités de production. Il vise un chiffre d’affaires de 6,5 millions d’euros et un effectif de 50 personnes à échéance 2030.

« On envisage une opération de croissance externe d’ici 2027 »