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L’hôpital de Lannemezan s’équipe d’une chaufferie biomasse

Le 10 février dernier, l’hôpital de Lannemezan a mis en service sa chaufferie biomasse. Elle couvre 86 % des besoins en chaleur et eau chaude de l’établissement tout en évitant l’émission de 7 464 tonnes de CO₂ sur huit ans.

hôpital de Lannemezan, chaufferie biomasse

© CL - La Vie Economique

L’hôpital de Lannemezan mise sur le durable. Le 10 février dernier, la nouvelle chaufferie biomasse et le réseau hydraulique interne de l’hôpital de Lannemezan ont été mis en service. Conçue et exploitée par Engie Solutions, sous forme d’un marché global de performance pour huit ans, la chaufferie biomasse possède une puissance de 1,1 MW et vient remplacer 17 chaudières gaz vieillissantes. « Ce nouveau réseau montre que notre établissement est engagé dans une transition écologique et énergétique. Nous supprimons aussi les tenues jetables dans les blocs opératoires et une centrale photovoltaïque est à l’étude. C’est la concrétisation de plusieurs années de travail », a souligné Christophe Crouzevialle, le directeur des hôpitaux de Lannemezan.

Approvisionnement local

L’approvisionnement sera assuré par des plaquettes forestières de bois en provenance d’un rayon de 40 km autour de l’hôpital. Pour le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, « en s’approvisionnant à 40 km autour de l’hôpital, on n’est plus dépendant d’entreprises étrangères et on entretient les forêts localement tout en limitant le nombre de camions sur les routes. La France doit retrouver son autonomie et la conserver », continue-t-il.

L’hôpital de Lannemezan, chaufferie biomasse

© CL – La Vie Economique

86 % des besoins couverts

Avec cette chaufferie biomasse, 86 % des besoins en chaleur et eau chaude sanitaire de l’hôpital sont couverts, l’émission de 7 464 tonnes de CO₂ sur huit ans est évitée et une baisse de 19,5 % des consommations énergétiques est prévue. Le projet a été subventionné à hauteur de 3,9 millions d’euros, notamment via le fonds chaleur de l’Ademe et le fonds européen de développement régional (Feder), couvrant ainsi plus de 80 % de l’investissement total.