Matériaux avancés, propulsion verte, digitalisation, intelligence artificielle, autant de domaines où la collaboration scientifique est indispensable pour franchir de nouveaux seuils technologiques. À côté des grands programmes coordonnés (comme Clean Aviation en Europe), de nombreux projets de recherche conjointe naissent entre laboratoires publics et industriels : thèses Cifre, chaires industrielles, laboratoires communs entre CNRS, écoles d’ingénieurs, universités et grands groupes.
Enjeu de souveraineté
Le développement de matériaux composites plus légers, l’étude des carburants d’aviation durables (SAF), ou encore la modélisation des flux aérauliques à l’aide de l’IA sont autant de domaines où la recherche partenariale a déjà produit des résultats concrets. Ces partenariats ne sont pas sans défis. Les contraintes de confidentialité, les questions de propriété intellectuelle, ou encore les délais de publication peuvent générer des incompréhensions. Le monde académique fonctionne sur des logiques de diffusion et d’ouverture, là où l’industrie vise à protéger son avantage concurrentiel.
Par ailleurs, le décalage temporel est souvent un obstacle : la recherche fondamentale s’inscrit dans le temps long, alors que les industriels doivent répondre à des calendriers de développement serrés. La réuss…