Imanol Harinordoquy est assurément chez lui, ce matin-là à « Biarritz Bonheur » : la porte du restaurant tout juste franchie, l’ancien international du XV de France a pour chacun, clients comme salariés, un mot choisi, une franche poignée de main ou une accolade sincère. Et pour cause, le Basque, aux côtés de son associé Jean-Michel Suhubiette, est à la tête de ce nouvel établissement de la cité biarrote perché au dernier étage des Galeries Lafayette.
Ouverte au printemps dernier, cette adresse en vue de la côte basque est son nouveau terrain de jeu et l’une de ses aventures entrepreneuriales les plus ambitieuses, fruit de quatre années de travail. Imanol Harinordoquy a tenu à relever ce pari, qui vient s’ajouter à la liste de ses projets passés et en cours. Homme de challenge, le quadragénaire confirme encore une fois son appétit à braver les défis.
Une première société à 23 ans
Si le rugby a notamment forgé sa rigueur et sa discipline, comme son esprit d’équipe, Imanol Harinordoquy s’est également construit en dehors des stades. Très tôt, il se lance dans l’entrepreneuriat, sans attendre la fin de sa carrière sportive en 2016 pour songer à sa reconversion. À seulement 23 ans, alors rugbyman professionnel depuis quatre ans, il crée Stage Imanol, sa première société. Chaque été, depuis, près de 300 enfants sont accueillis à Biarritz pour peaufiner leur jeu. « Le rugby, à mes yeux, n’a jamais été un métier mais bien une passion. Je devais faire autre chose à côté », se confie-t-il depuis le rooftop de son établissement.

Au dernier étage des Galeries Lafayette, le roof top de « Biarritz Bonheur » est l’atout indéniable de l’établissement biarrot. © Alexandre Capy
Sport et business : un équilibre nécessaire
« Cette entreprise, comme les suivantes, c’était non seulement une manière de m’occuper mais surtout de permettre un équilibre entre le sport et la vie, de garder les pieds sur terre », souligne celui qui, depuis toujours, a intégré la valeur travail inculquée par son père Lucien, négociant en bestiaux à Saint-Jean-Pied-de-Port. « Me consacrer à des activités plus intellectuelles, me changer les idées en particulier lorsque j’étais blessé, m’a toujours permis de revenir avec plus de fraîcheur sur le terrain, » appuie-t-il, convaincu de la nécessité pour un joueur de haut niveau de s’ouvrir au monde extérieur, loin du nid confortable d’un c…