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Somocap double ses capacités

Spécialisée dans les technologies de transformation des composites et thermoplastiques, Somocap investit 6 millions d'euros dans une seconde unité de production à Villefranque, aux portes de Bayonne. Les cinq actionnaires familiaux de la PME visent notamment le bassin toulousain ainsi que les marchés de l’aérospatial et de la défense.

Somocap

L'usine de Villefranque © Cyril Garrabos - La Vie Economique

Fondée en 1990 à Jatxou par Jean‑Michel Sorhouet et neuf salariés associés, Somocap est aujourd’hui une PME industrielle d’une cinquantaine de collaborateurs, détenue et dirigée par cinq actionnaires familiaux, tous opérationnels. Spécialisée dans les technologies de transformation des composites, des thermoplastiques, des caoutchoucs de silicone liquide (LSR) et des élastomères, elle propose plus de 3 000 références moulées à destination de nombreux secteurs industriels. Somocap se présente comme l’une des rares PME françaises à maîtriser, au sein d’une même structure, les procédés d’injection plastique et d’injection caoutchouc. « Des procédés multimatériaux très rares pour une PME de cette taille », souligne Fabrice Sorhouet, président de Somocap.

Un investissement industriel soutenu par les collectivités

Début janvier, Somocap a inauguré une seconde usine de 2 500 m² à Villefranque, sur la zone d’activités économiques Duboscoa II, avec un potentiel d’extension sur un foncier de 10 000 m². Ce projet industriel représente un investissement global de 6 millions d’euros. Il a été accompagné par la communauté d’agglomération du Pays basque, qui a soutenu l’opération via la cession du terrain et une subvention de 200 000 euros. Le Département des Pyrénées-Atlantiques a également contribué à hauteur de 200 000 euros, tandis que la Région Nouvelle-Aquitaine et le fonds européen Feder ont apporté 493 000 euros.

Un site écoconçu et modernisé

Conçu autour de trois axes – qualité industrielle, performance environnementale et sécurité – le nouveau bâtiment vise à offrir des conditions de production modernisées et adaptées aux exigences actuelles. L’usine a été pensée comme un site spacieux, aéré et fonctionnel. « Un bâtiment écoconçu et décarboné », résume Stéphanie Sorhouet, directrice commerciale, marketing et communication de Somocap. Cette ouverture s’accompagne d’une réorganisation des activités : le site historique de Jatxou est désormais dédié aux activités caoutchouc, tandis que Villefranque concentre les productions plastiques. L’entreprise compte aujourd’hui 50 salariés, répartis équitablement entre les deux sites.

Croissance et création d’emplois

En 2025, Somocap a réalisé un chiffre d’affaires de 6,2 millions d’euros. L’objectif est d’atteindre 8 millions d’euros à l’horizon 2028, un seuil jugé nécessaire pour absorber l’investissement engagé, avant une ambition portée à 9 millions d’euros en 2029. Une trajectoire qui devrait s’accompagner d’une vingtaine de recrutements sur quatre ans, dont quatre déjà réalisés en janvier 2026. « Nous sommes en dynamique de croissance depuis 2007 », souligne Fabrice Sorhouet. Tournée vers le marché national, avec 350 clients, l’entreprise réalise 98 % de son chiffre d’affaires en France (avec néanmoins des clients qui exportent ensuite).

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Anthony Sorhouet, Sylvain Auckenthaler, Nathalie, Fabrice et Stéphanie Sorhouet, l’équipe dirigeante de Somocap © Cyril Garrabos – La Vie Economique

Cap sur l’aéronautique et la défense

Dans un contexte industriel jugé contraint, la PME mise sur son positionnement technologique pour poursuivre son développement, notamment sur les secteurs de la connectivité et de l’électronique, de la transition énergétique et de la défense. « Malgré une dynamique industrielle difficile, il reste des niches intéressantes », estime Fabrice Sorhouet. Certifiée EN 9100, Somocap travaille déjà pour des groupes comme Thales et ArianeGroup et souhaite renforcer sa présence sur le bassin toulousain. « Avec les nouvelles infrastructures, nous sommes en capacité d’accueillir de nouveaux marchés, notamment dans l’aéronautique et la défense », explique le dirigeant. L’acquisition, fin 2024, d’Aquitaine Caoutchouc, entreprise périgourdine référencée chez Safran, s’inscrit pleinement dans cette stratégie, tout comme la réorganisation récente de l’entreprise autour d’une équipe dédiée au développement commercial.

L’objectif est d’atteindre 8 millions d’euros de CA en 2028

Chiffres clés

5 actionnaires familiaux, tous opérationnels
50 salariés
6,2 millions d’euros de CA en 2025
98 % du chiffre d’affaires réalisé en France
68 % de l’activité en Nouvelle-Aquitaine
20 emplois prévus d’ici quatre ans