Couverture du journal du 01/02/2026 Le nouveau magazine

Vivadour : consolider les filières

Le groupe coopératif Vivadour confirme sa stratégie de retour à l’équilibre à trois ans et mise sur les projets innovants.

Florent Estebenet, Vivadour

Au centre, Florent Estebenet, président du groupe coopératif Vivadour. © Vivadour

L’exercice 2024-2025 s’est déroulé dans un contexte agricole difficile impactant forcément Vivadour dont le siège est à Riscle : si les résultats économiques du groupe coopératif demeurent fragiles, les équilibres financiers restent, eux, solides avec un chiffre d’affaires de 558 millions d’euros. Le pôle animal et agroalimentaire représente désormais plus de 40 % de l’activité, en équilibre avec le pôle végétal. Il faut dire que la vaccination contre l’influenza aviaire a relancé le secteur des volailles et palmipèdes, bien présents à travers des gammes comme « Poulet d’Ici » ou le label rouge « Poulet du Gers ».

La viande : un marché porteur mais incertain

Avec 1,5 million de canards produits, la viande reste un marché porteur même si pour le foie gras il demeure « plus incertain ». La filière bovine confirme sa solidité avec un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’euros. Côté céréales et oléoprotéagineux, ce sont 304 000 tonnes qui ont été collectées, volume bien en deçà du potentiel habituel du groupe. Baisse nationale des légumes en conserve et marché très tendu des légumes ont incité Vivadour à limiter ses emblavements à 940 hectares. L’activité semences potagères, à travers la filière GSN Semences, conserve une position solide sur ses marchés stratégiques malgré une légère baisse du chiffre d’affaires. Une baisse que le réseau Gamm vert enregistre également à hauteur de 4 %.

Projets industriels et fusion

Un contexte qui n’est pas encore celui que connaît la viticulture en crise et si la coopérative poursuit sa restructuration, elle mise aussi sur le développement de nouveaux marchés comme le sans alcool avec le chai Sobre, inauguré en 2025. Et parmi les innovations du groupe, Texipro, créée avec Guy Spanghero Financière, va investir le marché des substituts végétaux : « La production de protéines texturées de pois et de soja, destinées à l’alimentation humaine, s’avère prometteuse », assure Vivadour. L’usine entre dans sa phase de concrétisation avec une ouverture espérée à l’automne 2026, à Revel (31). Enfin, l’assemblée générale de la coopérative du 19 décembre dernier a coïncidé avec celle de Terres du Sud. Ces AG ont acté, sous conditions suspensives, le projet de fusion des deux coopératives. Son calendrier d’application reste, à ce stade, fixé au 30 juin 2026, au plus tard.