Dans les locaux flambant neufs du Commandement de l’Espace (CDE) situés à proximité du Cnes à Toulouse, 200 joueurs s’affrontent depuis le 8 février et jusqu’à la semaine prochaine dans un exercice spatial grandeur nature. SparteX s’intègre dans l’exercice global d’entraînement des forces armées, ORION, dont il est la composante spatiale.
Le scénario de cet exercice SparteX est le suivant : Arnland est un pays fragilisé par un de ses voisins, Mercure, qui a des ambitions territoriales et déploie une milice armée sur Arnland. La France et ses alliés doivent rétablir la situation avec un fort risque d’escalade. « C’est un scénario réaliste, où les menaces prises en compte sont des exemples qu’on a déjà documentés en vrai », explique le colonel Olivier Fleury, qui dirige cet exercice.
Menaces protéiformes
Parmi ces menaces, on peut retrouver des satellites espions, qui peuvent « butiner » (écouter) un satellite allié, ou tenter de le sortir de sa trajectoire. On peut aussi penser à des attaques de brouillage ou laser depuis le sol. Les attaques cyber sont également au programme. « L’objectif est de former nos opérateurs. L’entraînement est capital pour être opérationnel le jour où ces menaces deviendront réelles », détaille le Colonel Fleury. Car la guerre dans l’espace n’est plus un fantasme. La Russie a…