Couverture du journal du 01/03/2026 Le nouveau magazine

Les sociétés coopératives réunies en congrès à Toulouse

Près de 1 600 personnes étaient réunies au Meett de Toulouse les 26 et 27 mars pour le 38e congrès national des sociétés coopératives. À cette occasion, le nouveau président national de la Confédération générale des Scop et des Scic a pris ses fonctions. Il s’agit de Cyril Zorman, gérant de la scop grenobloise Probesys.

Les sociétés coopératives, Congrès à Toulouse

Cyril Zorman a pris la présidence de la Confédération générale des Scop et des Scic, a l'occasion du congrès à Toulouse. © Bérengère Bosi - La Vie Economique

Pour leur 38e congrès national, les sociétés coopératives se sont réunies le 26 et 27 mars au Meett, parc des expositions de Toulouse Métropole. L’occasion pour les 1 600 participants, venus de la France entière, de se rencontrer et de créer du lien. « C’est une fierté de recevoir le congrès chez nous ! », s’est félicitée Nathalie Perrot, présidente de l’Urscop Occitanie Pyrénées. « L’objectif de cet événement est de rappeler la force du modèle coopératif, qui répond aux problématiques économiques et écologiques actuelles. »

Nouvelle présidence

À l’occasion du congrès, l’ancien président de la Confédération générale des Scop et des Scic, Jacques Landriot (groupe Up, anciennement groupe Chèque déjeuner), a passé la main à Cyril Zorman. Ancien président de l’Urscop Auvergne / Rhône-Alpes, il est à la tête de l’ESN grenobloise Probesys. Son ambition ? « Continuer à faire connaître et promouvoir le modèle des sociétés coopératives, car il s’agit d’un modèle d’entreprise robuste. Le taux de pérennité des scop à cinq ans est de 79 % quand celui des entreprises traditionnelles n’est que de 69 % », rappelle-t-il, interrogé par La Vie Économique du Sud-Ouest. « En dix ans, le modèle des sociétés coopératives s’est largement développé : on est passé de 55 000 à 95 000 salariés en France. Il faut poursuivre sur cette dynamique », estime le nouveau président. Parmi les enjeux des années à venir : celui de la transmission. « Il faut que la transmission aux salariés soit une véritable option étudiée par les cédants. »

Serge Papin s’adresse aux acteurs de l’ESS

Un avis partagé par le ministre des petites et moyennes Entreprises, Serge Papin. Dans un message vidéo adressé aux participants au congrès, l’ancien PDG du groupement coopératif Système U a rappelé que 500 000 chefs d’entreprise allaient devoir transmettre leur société dans les années à venir et que le modèle coopératif pouvait être une solution pertinente. « Il faut faire de l’ESS non plus une alternative mais une évidence », a conclu le ministre.