Couverture du journal du 01/07/2026 Le nouveau magazine

Auraïa : la nouvelle coopérative

Après un an et demi de préparation, Terres du Sud et Vivadour viennent d’annoncer leur fusion et la naissance d’une nouvelle entité : Auraïa. Cette nouvelle coopérative devient un acteur majeur de l’agriculture et de l’agroalimentaire en France et le premier groupe coopératif du Sud-Ouest.

Auraïa

Florent Estebenet, président d'Auraïa et Sylvain Théon, directeur général. © Droits réservés

C’est lors d’une conférence de presse événement que Florent Estebenet, président du conseil d’administration, et Sylvain Théon, directeur général, ont annoncé la création d’Auraïa à la suite de la fusion entre les Lot-et-Garonnais de Terres du Sud et les Gersois de Vivadour. Le groupe coopératif ainsi créé représente un agriculteur sur deux dans le Sud-Ouest et devient un acteur agricole et agroalimentaire de premier plan.

Gouvernance partagée

La présentation d’Auraïa est à l’image de la volonté de parité qui préside à cette fusion entre les deux coopératives. En effet, Florent Estebenet, passe de la présidence de Vivadour à celle d’Auraïa, tandis que Sylvain Théon, directeur général de Terres du Sud, va dorénavant occuper cette fonction au sien d’Auraïa. Ce tandem paritaire est complété par un conseil d’administration de 22 membres à égalité entre Vivadour et Terres du Sud.

Complémentarité

« Auraïa, c’est l’aboutissement d’une conviction profonde : ensemble, nous sommes plus forts. En unissant deux coopératives aux complémentarités fortes et à l’ADN commun, nous affirmons un modèle, celui d’une agriculture ancrée dans ses terroirs, portée par ses femmes et ses hommes », déclare Florent Estebenet. Si la couverture géographique des deux coopératives originelles est voisine dans le grand Sud-Ouest, elles ont des spécificités et des savoir-faire différents, ce qui donne du sens à cette fusion. Ainsi, Terres du Sud va apporter son expertise en équipement pour les céréales (via Delta Sud) quand Vivadour va pouvoir partager ses avancées dans le matériel d’élevage. De plus, cette union va offrir un effet de seuil qui va assurer une adaptabilité supérieure à Auraïa, ce qui est important dans la période actuelle. Le nouveau directeur général d’Auraïa, Sylvain Théon, a ainsi listé les trois orientations stratégiques à venir : « renforcer les services de proximité aux agriculteurs, poursuivre un modèle engagé dans l’agriculture avec des débouchés agroalimentaires et améliorer la résilience d’un groupe unifié entre Occitanie et Nouvelle-Aquitaine ».

Les enjeux d’Auraïa

Florent Estebenet, président d’Auraïa, l’a rappelé dès ses premiers mots : « Depuis nos premières discussions il y a 18 mois avec Patrick Grizou (président de Terres du Sud, N.D.L.R.), nous avions une évidence stratégique : nous ne devions pas ralentir nos projets respectifs ». Et les enjeux sont de taille pour la nouvelle coopérative : la souveraineté alimentaire, notamment en ce qui concerne les œufs et les tomates, l’augmentation du prix des produits agricoles, ce qui est essentiel dans une période d’instabilité des marchés, et enfin la capacité à surmonter les aléas climatiques et géopolitiques. Et la nouvelle identité visuelle du groupe coopératif porte en son nom les symboles des réponses à apporter. Auraïa vient en effet de l’aurore, le lever du soleil, et de Gaïa, la déesse grecque de la terre. De plus, le nouveau logo associé représente une carte du bassin Adour-Garonne qui irrigue le grand Sud-Ouest.

Trois piliers

Pour relever les défis actuels, Florent Estebenet souhaite s’appuyer sur trois piliers pour agir : le collectif qui est la force de la coopérative, la sécurisation du revenu des agriculteurs et le rayonnement des terroirs d’Auraïa. Cette feuille de route s’appliquera jusqu’en 2030 selon les mots de Sylvain Théon qui a souligné en conclusion : « Ce jour est historique pour la région agricole Sud-Ouest. Ce premier succès collectif nous permet d’aborder la suite avec ambition et confiance ».

Cette feuille de route s’appliquera jusqu’en 2030

Auraïa en chiffres

1 915 salariés

40 sociétés

1,1 milliard de CA

9 000 agriculteurs

10 filières animales et végétales

22 administrateurs

800 000 tonnes de céréales

600 000 hectares de surface

Les six pôles d’activités

Pôle animal : nutrition, élevage transformation = 46 % du CA

Pôle végétal : grandes cultures, arboriculture et maraîchage = 33 % CA

Pôle végétal spécialisé : légumes et semences = 10 % CA

Pôle vins et spiritueux : 4 % CA

Pôle jardineries et terroirs : Gamm Vert = 7 % CA

Pôle fonctions groupe : juridique, RH, finances et communication