Sur 18 hectares, Airbus est actuellement en train de construire des nouvelles positions pour accueillir des avions en production. « C’est un foncier qui était à notre disposition et en partie viabilisé depuis les constructions pour l’A380 », explique Christophe Agostini, directeur des sites Airbus de Toulouse. Toutefois, cet aménagement a dû recevoir un accord de l’État au regard de la loi Zéro Artificialisation Nette (ZAN). « Nous avons sollicité des communes de la métropole et au-delà pour compenser les espaces naturels sur lesquels on a construit. Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Airbus qu’on obtient des passe-droits sur ces lois environnementales. »
Deuxième ligne pour l’A321neo
Le projet entamé l’an passé était en fait dans les cartons d’Airbus avant la pandémie de Covid. Mais il a fallu attendre la reprise du secteur pour envisager à nouveau ces aménagements. « Tout a commencé par la première ligne d’assemblage final (FAL) inaugurée en 2023 sur le site de Jean-Luc Lagardère », rappelle Christophe Agostini. Une chaîne dédiée à l’A320/321neo qui a pris la place de l’ancien A380 et dans laquelle une deuxième ligne va ouvrir dans les prochains mois. « Il nous reste des vérifications et des tests grandeur nature mais nous tenons nos jalons pour une entrée en service mi-2026. »
L’objectif poursuivi par Airbus est triple. Avec un carnet de commandes plein à ras bord, l’avionneur doit accélérer sur ses livraisons pour tenir son objectif de 1 000 appareils par an fin 2027. Une ambition qu’il faut conjuguer avec le respect de la qualité du produit. « C’est notre ADN. La fiabilité et la sécurité, c’est la marque de fabrique Airbus. On ne peut y déroger », souligne Christophe Agostini. Mais pour livrer plus, Airbus veut avant tout améliorer son efficacité industrielle. « On cherche à réduire certains cycles de fabrication de 20 à 40 % », annonce le directeur des sites.

© Alexandre Doumenjou – Master Films – Airbus SAS 2024
Accélérer des cycles industriels
Mais où gagner ce précieux temps ? Christophe Agostini illustre son propos en nous amenant dans la ligne d’assemblage final de la famille A330. Un produit exclusivement assemblé à Toulouse comme son grand frère l’A350. « Cette ligne a été inaugurée en 1990, on a énormément appris d’elle », souligne le directeur des sites. Plus de 1 600 appareils en sont sortis en 35 ans. Pourtant, il y a…