Couverture du journal du 17/07/2024 Le nouveau magazine

Atelier Satvia : le chanvre dans tous ses états

Avec l’Atelier Satvia, qu’elle a créé en 2021, Camille Brabant réalise des recherches autour des fibres de chanvre pour créer des textiles, ou encore, des matériaux pour le bâtiment.

atelier satvia

Camille BRABANT, fondatrice de l'Atelier Satvia © Lilian Cazabet - La Vie Economique

Après une formation dans le design et la mode, Camille Brabant s’est naturellement intéressée au chanvre et à son utilité pour le textile et le bâtiment. Elle a cocréé en 2021 Atelier Satvia, qu’elle a depuis repris seule. L’entité travaille sur l’extraction de la fibre et le filage du chanvre, elle entend appréhender les étapes de transformation de la fibre de chanvre. « C’est une plante qui historiquement était très présente et a été abandonnée en raison d’un changement d’image. On s’est coupé d’une ressource aux qualités agronomiques importantes », témoigne passionnée Camille Brabant.

Des débouchés divers

« Dans le chanvre, la fleur peut s’utiliser pour l’alimentaire ou de manière thérapeutique et la tige peut servir l’industrie du textile ou du bâtiment », explique Camille Brabant. Elle s’intéresse à la fois à la matière et aux étapes de son travail. « J’ai fait de l’échantillonnage pour l’association béarnaise Pyrénées Chanvre afin de proposer des choses concrètes aux industriels qui ont, eux, besoin de travailler de gros volumes. L’objectif est de servir à la fois l’industrie et l’artisanat », continue la jeune femme. Elle travaille la matière sous forme textile, en créant des coussins de méditation et des sacs de récolte. « Je souhaite aussi proposer des pièces tissées comme des tapis, des tatamis et des tentures murales », ajoute Camille Brabant.

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© Lilian Cazabet – La Vie Economique

Une filière à structurer

La fondatrice de l’Atelier Satvia est membre du conseil d’administration de Pyrénées Chanvre dont l’objectif est de pérenniser la filière. « Créer une filière nécessite de multiples échanges avant de passer à l’action et réaliser un véritable état des lieux. Nous avons un besoin de nous fédérer et de mutualiser nos moyens de productions, de savoir qui fait quoi pour ne pas faire deux fois les mêmes choses. Ce sont beaucoup de paramètres à coordonner et qui prennent du temps », continue-t-elle. Cet été, elle animera des ateliers de filage qui se tiendront au moulin de Jézeau en juillet et août.

L’Atelier Satvia change de nom

Durant l’été, Camille Brabant a prévu de changer le nom de l’entité. Atelier Satvia s’appellera Cambis, une contraction du nom de la jeune femme qui se rapproche du nom latin de la plante. À cette occasion, Cambis se dotera aussi d’un nouveau site Internet.