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Genoskin : la croissance dans la peau

Quinze ans après sa naissance, la biotech toulousaine Genoskin boucle sa première levée de 8 millions d’euros. Objectif : accélérer le déploiement commercial de ses modèles de peau humaine, prisés par les secteurs médical et cosmétique.

Pascal Descargues, Genoskin

Pascal Descargues, dirigeant de Genoskin © Lilian Cazabet - La Vie Economique

En 2024, plus de 2 millions d’animaux, dont près d’1,5 million de souris, ont été utilisés en France à des fins de recherche scientifique. Si l’utilisation d’animaux est désormais interdite en Europe pour les tests de produits cosmétiques, elle reste autorisée, et nécessaire faute d’alternative satisfaisante, pour les tests cliniques de médicaments. Chercheur spécialiste de la peau, Pascal Descargues s’est aperçu dès sa thèse, menée à Toulouse en 2006, que dans son domaine, « les modèles animaux n’étaient pas assez pertinents pour développer et tester des stratégies thérapeutiques ». Après un post-doc aux États-Unis, il revient en France et décide de créer Genoskin avec une ambition claire : permettre de faire des tests sur des échantillons de peau humaine, afin d’évaluer l’innocuité de médicaments, vaccins et autres produits cosmétiques.

Dons de peau

Genoskin a ainsi développé une technologie permettant de conserver « vivants » des échantillons de peau. Concrètement, l’entreprise a conclu des partenariats avec une vingtaine d’hôpitau…