« Ce projet est désormais irréversible ». Les mots choisis par Sébastien Lecornu à propos de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse (et Bordeaux et Dax) ne laissent plus planer le doute. En déplacement à Toulouse le 7 mai dernier, le Premier ministre est venu signer un protocole garantissant le déblocage de la part de l’État d’une enveloppe de 410 millions d’euros pour 2026 et 2027, doublée par les collectivités territoriales concernées par le projet. De quoi permettre de « lancer les premières procédures d’appel d’offres » dès 2026, a-t-il déclaré avec tout autant de bonhomie que de fermeté.
Un projet attendu de longue date
« J’approuve cette démarche, mais je serai sécurisée lorsque les appels d’offres seront lancés », a commenté la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, rappelant que ces derniers « auraient dû être lancés en février 2026, mais Matignon s’y était opposé », a-t-elle affirmé. Car les collectivités, qui se sont engagées à financer la LGV à hauteur de 40 %, commencent à trouver le temps long comme ce type de projet…