Tous les ans, l’émerveillement est le même. Balayant le gris qui s’installe, les Crocus sativus éclatent le monde de leur violet tendre et si le spectacle est d’une douceur folle, pour Guillaume Normant il signe la période la plus intense de l’année. Cultiver du safran, c’est faire un pari ; avec une floraison de 15 jours du 1er octobre à la mi-novembre, la récolte est toujours un défi. Un trait évidemment commun dans l’agriculture, soumise aux conditions météorologiques, mais exacerbé par la fragilité de la fleur : « C’est encore plus prononcé que dans l’agriculture conventionnelle car la floraison est très rapide et les quantités plus faibles. C’est vraiment une culture singulière ». Comment se tourne-t-on vers le safran lorsqu’on vit près de Gimont, à Escornebœuf précisément ? La réponse ne souffre d’aucune hésitation : « Par curiosité ! Je cherchais un projet agricole que je pouvais faire en plus de mon activité ».
1,2 kg de safran les bonnes années
Avant de s’installer en 2017, ce monde absolument inconnu Guillaume Normant l’a d’abor…