À l’âge où certaines jeunes filles rêvent d’être vétérinaire ou actrice, Stéphanie Desvaux, elle, voulait être archiviste. « Ça m’est venu lors d’une sortie d’école aux archives municipales d’Angers quand j’avais dix ans. Quand je suis rentrée chez moi, j’avais trouvé ma vocation. » Passé les moqueries de sa sœur jumelle qui la caricature en vieille bibliothécaire myope au chignon serré, Stéphanie Desvaux se lance à l’assaut de la prestigieuse École des Chartes, qui forme à ce métier depuis 1821, la voie royale pour travailler dans les archives publiques. Mais la jeune femme échoue au concours et s’oriente alors vers la Sorbonne pour un master en histoire doublé d’un cursus en archive à Saint-Quentin-en-Yvelines. Un mal pour un bien car Stéphanie Desvaux s’ouvre alors aux archives privées et notamment celles des entreprises.
Passage aux Galeries Lafayette
C’est ainsi qu’elle entre aux Galeries Lafayette en 2014. « À l’époque, j’étais un OVNI. Recruter une archiviste de métier, c’était rarissime. » En tant que responsable du fonds d’archi…