Il fait partie des lauréats du dispositif « Territoires d’industrie en transition écologique » (TITE) annoncés cette semaine par le Fonds Vert : le bureau d’études Marelha va bénéficier d’une aide pour développer ses activités. Créée en 2019 par Sarah Langner, l’entreprise se mobilise pour structurer la filière laine des Pyrénées et développer des débouchés, en marque blanche ou via sa marque textile Pyloow notamment. L’objectif aujourd’hui est de passer un cap en termes de production et de vente. « L’un de nos enjeux est de réintroduire de l’industrie dans la vallée d’Aure tout en sécurisant nos approvisionnements et nos partenaires, explique la dirigeante, Sarah Langner. Il nous faut pour cela aller vers des modèles plus agiles, où le développement de l’offre s’accompagne d’une nouvelle expérience client. »
L’aide du Fonds Verts – porté par l’Ademe – va permettre l’installation de Marelha à Sarrancolin, dans un bâtiment de 200 m2 qui pourra faire l’objet d’une extension. Car ce déménagement, espéré à l’été 2026, va être l’occasion de renforcer l’atelier avec l’acquisition de plusieurs machines, dont une machine à tricoter 3D ou un métier à tisser industriel. L’investissement total approche les 600 000 euros, qui seront supportés à hauteur de 247 000 euros par la subvention TITE, et complété notamment par des prêts France Active et IéS. Une levée de fonds est également envisagée. « Nous voyons comme un très bon signal le fait que l’Ademe mise sur des PME de notre taille », se félicite Sarah Langner. Un recrutement est prévu pour renforcer l’équipe actuelle (cinq personnes).
Le nouveau siège de l’entreprise permettra aussi d’accueillir le public pour y présenter l’offre, le travail de confection, et plus généralement le travail de la laine des Pyrénées. L’un des modèles de Marelha est l’Atelier Tuffery, qui a redynamisé sa production de jeans dans les Cévennes en y installant un atelier boutique, tout en développant la vente en ligne. « Il nous faut trouver des modèles hybrides, adaptés à l’évolution des modes de consommation, estime Sarah Langner. Le marché reste compliqué : la défense de la laine des Pyrénées fait consensus, mais trop peu d’acteurs s’engagent concrètement dans leurs achats. »