Pour mémoire, l’échéance d’entrée en vigueur de la facture électronique est fixée au 1er septembre prochain. Jean-René Nolf résume l’enjeu des quelques mois qui restent avant sa mise en place : « Il est interdit de ne pas réussir ». Le Directeur départemental des finances publiques des Hautes-Pyrénées et ses équipes sont sur tous les fronts pour sensibiliser les entreprises assujetties à la TVA au nouveau dispositif. Une véritable réforme et un changement d’ère dont le slogan est martelé partout : plus juste, plus simple, plus efficace. À ce jour, 15 % à 20 % des factures échangées en France sont déjà électroniques, la généralisation va véritablement transformer la circulation de l’information en une seule transmission. Moins de ressaisies, de délais inutiles et d’erreurs, une modernisation sécurisée qui protège des piratages : sur le papier, le système a tout bon mais comme tout ce qui n’est pas optionnel, certains l’accueillent mal ou ne s’y préparent pas. Un mauvais calcul selon le directeur de la DDFP 65 : « Trop d’entreprises ne se sentent pas suffisamment prêtes. Il y a des inquiétudes concernant l’aspect technique mais aussi sur les coûts et la mise en conformité des outils ».
104 plateformes agréées
Des appréhensions légitimes auxquelles les diverses réunions d’information tentent d’apporter des réponses. Et le choix de la plateforme agrée en fait partie, l’éventail en propose 104 agréées… Une multitude qui peut, elle aussi, perdre les chefs d’entreprise. « En fonction de l’activité et des spécificités de la facturation, il y a des plateformes plus ou moins opportunes », assure Christophe Barthelmebs, directeur du pôle de gestion fiscale et référent départemental de la facturation électronique. Une orientation dans laquelle les banques, qui ont lancé leur propre plateforme, joueront également un rôle majeur. « L’administration fiscale a créé l’annuaire qui servira de plaque tournante. Une fois qu’un fournisseur va émettre une facture électronique, automatiquement le système va consulter cet annuaire pour identifier la plateforme du client et les deux vont produire la facture ». Testé par les grandes entreprises volontaires, ledit système est opérationnel et l’annuaire est déjà accessible en ligne.
Des actions sur le terrain
En plus de toute la documentation dédiée, un numéro national d’assistance a été mis en place et les usagers professionnels peuvent accéder à un formulaire de e-contact. Plus localement, depuis le dernier trimestre 2025, les actions de la DDFP se sont multipliées avec le relais des chambres consulaires, des organisations patronales, des syndicats et des fédérations professionnelles : « A la demande de la CCI des Hautes-Pyrénées, on va être amenés à se déplacer dans les territoires pour faire des réunions pour répondre aux interrogations des entrepreneurs du département » précise Jean-René Nolf dont le service travaille « main dans la main avec les experts-comptables ». Dans un monde ultra-connecté, c’est une étape de plus vers une gestion plus simple des démarches administratives.
Mise en œuvre de la facturation électronique
À compter du 1er septembre, toutes les administrations publiques, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire seront dans l’obligation d’émettre des factures au format électronique et de transmettre leurs données de transaction et/ou de paiement à l’administration. À la même date, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devront être en mesure de recevoir leurs factures sous forme électronique. Les moyennes, petites et très petites entreprises devront émettre leurs factures au format électroniques et transmettre leurs données de transaction et/ou de paiement à l’administration au plus tard le 1er septembre 2027. Numéro national d’assistance : 0 806 807 807.