Le majestueux clocher de Saint-Sernin résonne au loin. À quelques dizaines de mètres, le lycée Ozenne est baigné par le soleil du début de printemps. Les élèves arpentent la cour dans un étonnant calme, prenant place ici et là sur les fauteuils colorés installés au centre. Ils sont près de 2 500 à courir les couloirs de l’ancienne caserne Clauzel, aussi connue sous le nom de Saint-Charles, devenue un lycée en 1954. D’abord appelé Raymond-Naves, en hommage au professeur résistant qui a passé sa jeunesse à Toulouse, il est renommé Théodore-Ozenne dans les années soixante. « Ironie de l’histoire, ce banquier toulousain a légué sa maison secondaire au lycée Bellevue », aime à rappeler Pierre Laurens, proviseur du lycée, également passé par cet établissement.
34 000 demandes pour 750 places
Bien que lycée, Ozenne concentre pourtant plus de 60 % d’étudiants à travers 8 classes préparatoires et 7 BTS. C’est tout simplement le plus important établissement de l’Académie sur le post-bac. « Et pourtant, nous sommes un des plus petits en surface », so…