Émergeant des sommets recouverts par la brume de fin de journée, les brebis et les vaches de Baptiste Cazaux dévalent les pentes du val d’Azun, accompagnées des chiens, pour rejoindre l’espace de traite à la cabane de l’Arcoèche. Le berger d’Arrens-Marsous a repris l’exploitation familiale il y a 17 ans et perpétue la tradition ancestrale du pastoralisme, remontant à 7 000 ans, en laissant ses bêtes paître en estives pendant les quatre mois de l’été. « Si, l’hiver, nos vaches et nos brebis restent à l’intérieur et sont nourries au fourrage, l’été nous transhumons afin de libérer nos pâtures pour produire le fourrage nécessaire à l’hiver », explique Baptiste Cazaux.
Au-dessus du barrage du Tech, les zones où bergers et troupeaux se rendent sont déterminées par la commune. Historiquement, la ferme des Cazaux s’installe à la cabane de l’Arcoèche pour réaliser la traite de ses animaux. Dans d’autres vallées, comme en Pays Toy, ce sont des syndicats qui gèrent l’attribution des estives. Avec ses 300 brebis basco-béarnaises et ses 40 vaches de race abondance et tarentaise, la ferme de Baptiste Cazaux produit 90 000 litres de lait chaque année pour fabriquer 12 tonnes de fromages : du pur brebis, du pur vache, du mélange, du fromage à raclette et un greuil.
« Nous travaillons en circuit court pour vendre au juste prix »
Circuit court
Dans leur meilleure période de lactation, les 140 brebis présentes à la cabane de l’Arcoèche produisent jusqu’à 50 litres de lait par jour. « Après les fortes chaleurs de juin, si nos vaches continuent d’avoir une belle lactation, c’est grâce à la montagne…