Dans 15 jours, son troupeau redescendra des estives et au lieu de pâturer dans les champs de Lansac, ça sera déjà l’heure de la nourriture au fourrage. Une aberration pour un mois de septembre mais Cédric Morera, comme la plupart des éleveurs, n’a pas le choix : l’absence de pluie a fait son œuvre. Les 40 millimètres tombés cette semaine n’y changeront rien : « Il ne reste que des mauvaises herbes, tout le reste est sec, il n’y a rien ».
Installé depuis deux ans au cœur des Coteaux, le jeune agriculteur voit la reprise de l’exploitation se heurter aux conséquences de la sécheresse. Des années qualifiées d’« extraordinaires » et qui le deviennent de moins en moins en s’installant dans la durée.
Un rendement « catastrophique » cette année
Devant les champs de céréales dans lesquelles le jeune exploitant a investi 45 000 euros, les questions sont nombreuses. La première est désarmante de simplicité : « Faut-il continuer ? ». Après avoir subi la grêle et les vents violents, ces mois d’été can…