Couverture du journal du 08/12/2021 Consulter le journal

[ Dordogne ] Le collectif Erige fait œuvre commune

Un collectif d’une dizaine d’artisans d’art périgourdins a créé la marque de mobilier Erige. Trois ébénistes, une tapissière décoratrice, un tailleur de pierre, deux selliers, une doreuse, un menuisier et un designer, se retrouvent autour d’un directeur artistique, Pascal Waroquier, signature dans le monde de la formation aux métiers du design et de l’architecture d’intérieur.

Erige

Erige © photo Laurent Pareau / © design mobilier Epure Pascal Waroquier / © design luminaire

Un collectif d’une dizaine d’artisans d’art périgourdins a créé la marque de mobilier Erige. Trois ébénistes, une tapissière décoratrice, un tailleur de pierre, deux selliers, une doreuse, un menuisier et un designer, se retrouvent autour d’un directeur artistique, Pascal Waroquier, signature dans le monde de la formation aux métiers du design et de l’architecture d’intérieur. Cette société coopérative d’intérêt collectif, adossée à une Sas à capital variable, est née il y a un an et demi, en pleine crise sanitaire, sur un projet issu de la deuxième édition des Rendez-vous des savoir-faire d’excellence en Nouvelle-Aquitaine (printemps 2019). Porté conjointement par l’Union Nationale de l’Artisanat des Métiers de l’Ameublement et la Chambre de métiers et de l’artisanat de Dordogne, le projet « AMI Design » a abouti à cette marque collective.

Ces créateurs réunis signent une première collection de mobilier et éléments de décoration haut de gamme, Épure, une petite série qui mobilise tous leurs savoir-faire dans un esprit « malle de voyage » avec des éléments de cuir, de métal et de bois pour un ensemble personnalisable autour d’une ligne de canapé, fauteuil, console, meuble télé, table basse, miroir, lampe. L’ébénisterie est une filière historique en Dordogne. Avec des gestes et techniques des XVIIIe et XIXe siècles intacts, Emmanuel Fellet, Léa Pack et Sylvain Pény jouent de créativité avec de nouveaux matériaux et effets de textures inédits. Laurent Léoni, menuisier, explore aussi le travail du bois dans le collectif tandis que Grania Scott cultive l’art délicat de la dorure, dernière étape du travail de restauration. Elle transforme tout objet en pièce d’exception. Amélie Bonneau possède ses propres tendances de tapissier-décorateur, avec des matériaux et couleurs renouvelés.

À ce travail du crin s’ajoute celui du cuir, au cœur de l’activité de sellerie d’Isabelle Guigue et Adrien Moisson qui manient aussi la mousse, le tissu, le vinyle ou le skaï pour recouvrir le plateau d’un bureau Louis XVI comme pour rénover une Mathis des années 1920. Enfin, Charles Demy travaille sur des projets originaux alliant la pierre, sa spécialité, le fer et le bois. Tous se mettent en mouvement avec Fabien Barrero-Carsenat, designer-chercheur associé à cette expérimentation esthétique. Après avoir exposé au château des Vigiers, à Monestier, ce mois de septembre, le collectif donnera à voir sa collection à Nontron pour la Rue des métiers d’art, fin octobre.