Avant de devenir trufficulteur, Bernard Rosa connaissait surtout la truffe « dans l’assiette », au fil de repas professionnels dans de bonnes tables parisiennes. Originaire de Penne-d’Agenais, il avait pourtant quitté la terre familiale avec la ferme intention de ne jamais y revenir travailler. « J’avais vu mes parents et mes grands-parents crever de faim ici », raconte-t-il, évoquant une petite exploitation de quinze hectares, quelques vaches, des cochons, du blé, du maïs et des pruneaux. La naissance de ses enfants en Île-de-France change la donne. En 2000, il décide de redescendre au pays, tout en conservant pendant plusieurs années son entreprise parisienne dans le secteur du bois et de la marqueterie. La rencontre avec Pierre Alis, alors président de l’association des trufficulteurs du Lot-et-Garonne, le pousse à planter ses premiers arbres. En 2005, il récolte sa première truffe. Deux ans plus tard, il vend sa société et, entre 2007 et 2009, plante environ 5 000 arbres, avec sept espèces de truffes différentes.
Du doute à la réussite
« Quand on me dit que ce…