Couverture du journal du 06/04/2024 Le nouveau magazine

Femmes de talent

Chaque année, le club de la presse du Périgord s’adosse à la journée du 8 mars pour mettre en lumière celles qui apportent leur talent à la vie locale, notamment économique.

© Loïc Mazalrey - La Vie Économique

Valérie de Pauw, déléguée départementale aux droits des femmes, était aux côtés d’Isabelle Sarran, présidente du club, pour saluer trois parcours exemplaires. Après des études de styliste et arts appliqués et une expérience en bureau de tendance parisien, Amandine Bonneau a créé sa marque Méri-Li en 2012 avant de recentrer ses créations sur l’activité de plumassière, savoir-faire du patrimoine français tombé dans l’oubli auquel elle s’est formée en 2017 pour agrémenter ses tenues et, finalement, « céder totalement à ce coup de cœur avec une première collection en 2019 » en axant son travail sur les techniques utilisées en haute couture. L’artisane éprise de couleurs et d’effets subtils mêle cet art à la broderie, elle réalise des bijoux, accessoires et tableaux en plumes sélectionnées dans le respect des espèces sauvages (convention de Washington, 1 073). Installée à Bergerac, elle s’est aussi impliquée dans la boutique de créateurs Signatures, à Périgueux, et expose dans des salons de métiers d’art en France.

Métiers d’art et tourisme

Dans ce même univers créatif mêlant art et artisanat, Sophie Rolin anime le Pôle expérimental des Métiers d’art, basé à Nontron, depuis le début, il y a 20 ans, pour valoriser les artistes et artisans à travers des expositions, des événements (Rue des Métiers d’art) et la boutique du PEMA. « Un travail collectif, avec les élus du territoire et d’autres associations, pour le développement économique et culturel de ces métiers. » Et, surprise de devoir toujours souligner des parcours au féminin, elle reconnaît qu’il importe de faire découvrir ces savoir-faire, auprès des jeunes filles notamment.

Michel Boom, collectionneur né, accumulait des objets anciens de toutes sortes dans un bâtiment industriel d’Allas-les-Mines, en Sarladais. Sa fille Christelle, chauffeur routier à l’international, est descendue de son camion quand elle est devenue maman et l’a rejoint avec l’idée de transformer cette richesse en sommeil en un très animé musée de La rue du temps qui passe, reconstitution d’une trentaine de boutiques, école, garage, café d’autrefois. Ils ont réalisé les travaux, avec courage et système D, pour ouvrir l’été 2017. Et ils viennent d’ajouter dix boutiques dans la nouvelle rue dessinée dans ce vaste entrepôt, en attendant de dévoiler l’ensemble des trésors automobiles d’antan.