Couverture du journal du 20/10/2021 Consulter le journal

Hôtellerie – Restauration : « Le plus dur à venir »

« Comment sauver, face au Covid-19, 2 255 emplois et 650 entreprises avec le concours des élus locaux ? ». Telle était la thématique de la réunion qui s’est tenue le mardi 2 mars à Agen au cours de laquelle l’Umih 47 a souligné la situation dramatique de l’ensemble de sa profession (hôtels, cafés, restaurants, discothèques, traiteurs). Rencontre avec Jean-François Branchet, président de l’Umih 47.

Restauration ,

© Photo de Rachel Claire provenant de Pexels

La Vie Économique : Quel constat un an après la fermeture des établissements affiliés à l’Umih47 ?

Jean-François Blanchet © D. R.

Jean-François Blanchet : « Nos professions restent maîtresses de leurs nerfs mais il n’en faudrait guère plus pour que la raison laisse place à la colère. Certains patrons ont pensé au suicide face aux charges qui s’accumulent et des aides qui s’empilent dans un maquis parfois nébuleux à l’exemple du Fonds de solidarité mais surtout la crainte du jour où il va falloir rembourser les prêts garantis par l’État. Privés de leurs salariés, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration travaillent deux fois plus pour moitié moins de recettes voir plus parfois. Pour mémoire : pour beaucoup, la vente à emporter représente de 2 à 8 % de leur chiffre d’affaires. Quant aux patrons de discothèque ou certains traiteurs, le chiffre d’affaires 2021 sera vierge avec des reports de mariage se transformant carrément en annulation. Sans oublier tous les prestataires qu’ils faisaient vivre et qui n’ont plus rien. Nous représentons 2 255 emplois non délocalisables et 650 entreprises : que vont devenir tous nos fournisseurs agriculteurs, producteurs de foie gras, vignerons… que nous ne faisons plus travailler ? »

Certains patrons ont pensé au suicide

LVE : Quel constat à ce jour ?

J.-F. B : « Actuellement les craintes sur les dépôts de bilan portent sur 30 % de la profession dans le département soit 400 emplois. Nous ne désarmons pas cependant et sommes sur tous les fronts. Mais pourquoi nous autorise-t-on à faire manger les maçons mais pas les hommes d’affaires ? »

LVE : Quel plan de bataille ? Quel appel au soutien des collectivités locales ?

J.-F. B : « Il porte sur des attentes de la profession au niveau national comme un moratoire sur les prêts garantis de l’Etat, la baisse de la TVA sur deux ou trois ans mais aussi sur un soutien fort des collectivités locales. De cet accompagnement territorial, nous souhaitons obtenir des exonérations de Cotisation Foncière des Entreprises (en 2020, seules trois intercommunalités les ont accordées), des taxes de séjour qui seraient réinvesties dans la communication en faveur du tourisme, des exonérations des droits de terrasse et une extension des terrasses. Nous souhaiterions créer aussi un fonds départemental pour les loyers qui pourrait être abondé par la Région, le Département et les intercommunalités. Les négociations sont en cours avec l’Agglo d’Agen, l’Albret et le Grand Villeneuvois mais nous souhaiterions aller plus loin avec les autres collectivités. »

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