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[ Lot-et-Garonne ] Nouveaux investissements de Parmentine

Parmentine constitue une vitrine technologique pour l’entreprise héraultaise TOMRA Food, fournisseur leader de machines de tri alimentaire optique destinées au secteur des produits alimentaires frais et transformés. Le site de Samazan est en fort développement avec un plan d’investissement conséquent.

Parmentine

Photo de R Khalil provenant de Pexels

© D. R.

Alors que le site de Voves en Eure-et-Loir fournit près de 50 % de la production du groupe Parmentine, le site de Samazan a récemment fait l’objet à son tour d’un agrandissement, d’un re-engineering, et d’un plan d’investissement conséquent sur un site de 6 000 m2. Samazan tourne ainsi depuis quelques mois, avec les nouveaux équipements présents au catalogue de TOMRA Food : la trieuse TOMRA 5A et la Sentinel. La machine de tri TOMRA 5A assure l’élimination des corps étrangers et le premier contrôle qualité. Puis le Sentinel II élimine les moindres défauts (décolorations, dommages et produits hors calibres, tout en supprimant les corps étrangers), en amont. « La TOMRA 5A nous apporte une qualité de tri très précise, c’est vraiment le haut de gamme des machines de tri, avec un rendement très élevé. Elle est précise et fait de la détection de défaut au pixel près. Elle permet d’organiser deux flux produits en sortie, par exemple la qualité premium et la moyenne, ou deux calibres différents, plus un flux de rejets. Le rendement est adaptable, il monte jusqu’à 20 tonnes/heure », commente Olivier Goussard, directeur technique du groupe Parmentine.

La TOMRA 5A permet d’accéder à une bibliothèque de 20 à 30 programmes différents adaptés par exemple pour des types de pommes de terre (rouge, blanche), et des niveaux de tri (sévère). Elle reste néanmoins d’un maniement aisé et tous les conducteurs de ligne, 6 personnes qui travaillent en 3/8, sont capables d’interagir avec le poste de commande.

Parmentine se place en tête des producteurs de pomme de terre fraîche pour la grande distribution

403 producteurs Et plus de 200 salariés

Au cœur de la Champagne et de la Beauce, des producteurs de pommes de terre se sont associés en 1998, pour donner naissance à la marque Parmentine. Elle regroupe aujourd’hui 403 producteurs et emploie plus de 200 salariés. Les pommes de terre sont cultivées sur plus de 3 500 hectares. Parmentine compte 5 sites en France, et appartient à 240 actionnaires et producteurs de pommes de terre.

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Le groupe se place en tête des producteurs de pommes de terre fraîche pour la grande distribution. Le groupe écoule 180 000 tonnes par an. Modèle de production intégré de l’amont à l’aval de la filière, Parmentine contractualise 100 % de ses approvisionnements avec les agriculteurs qui, pour la plupart, sont actionnaires de la SA Parmentine. La maîtrise produits porte sur les quantités et la qualité, pour s’adapter aux cahiers des charge des clients et suivre les évolutions réglementaires et sociétales : pommes de terre biologiques, zéro résidu de pesticides, variétés régionales, 0 plastique et emballages biodégradables et/ou biosourcés…La production est écoulée aux ¾ en France, le reste part à l’export en Europe.

Performance + pour Cité Gourmande

Forte de son expérience dans le domaine de produits surgelés à base de pommes de terre, l’entreprise Cité Gourmande à Estillac souhaite continuer à améliorer sa performance environnementale, sociale et économique. À cette fin, elle va procéder à l’acquisition de matériels plus performants optimisant ainsi ses différentes chaînes de production. Dès lors, elle pourra proposer des produits à haute teneur qualitative tout en développant l’activité Bio avec sa gamme Yummi ! lancée en 2017.

Par ailleurs, ces investissements vont favoriser l’activité de la société à l’export à la fois sur les marché asiatique et nord-américain. De plus, ce projet de modernisation a permis à 8 jeunes de moins de 26 ans d’être intégrés et/ou formés via des contrats d’apprentissage et/ou de professionnalisation. Ce projet est soutenu par l’Union européenne (FEADER – Fonds européen agricole pour le développement rural) à hauteur de 636 000 euros.