Au sortir de l’hiver, la vigne s’éveille. Ce phénomène, appelé le débourrement, est traditionnellement observé autour du 10 avril. Une date qui a eu tendance, ces dernières années, à arriver de plus en plus tôt en Bergeracois : 25 mars en 2024, 31 mars en 2025… Mais 2026 est l’année de tous les records : en moyenne le débourrement a débuté le 17 mars.
Un phénomène qui ne préfigure pas, pour l’instant, d’un millésime particulier ou de vendanges précoces. Mais, la météo douce, et les températures presque estivales ont permis à la végétation de se développer. Et pour cause : au 18 mai les vignes sont déjà à mi-floraison, alors que ce phénomène est habituellement observé fin mai/début juin.
« À ce jour, c’est du jamais vu », souligne Laurent Colombier, responsable commercial pour Vitivista en Dordogne. Et cela n’est pas sans conséquences pour les professionnels. « Tout va très vite, les bourgeons sont sortis en même temps que les pampres. Les travaux se cumulent pour les viticulteurs. »
Une avance, qui, si elle devient systématique, « va forcer les vignerons à revoir leurs habitudes de travail et l’organisation de leur entreprise qui se retrouve bouleversée. »