En 2022, lorsqu’Audrey Sauret prend les rênes de l’Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez (EBPLO), il y est davantage question de survie que d’ambition. Quelques mois après le fiasco des investisseurs américains (lire encadré), le club de basket doit avant tout retrouver une stabilité financière et une crédibilité auprès de ses partenaires : relégué en Pro B, il doit se reconstruire. « La première année, on a tout subi. On a subi de devoir ouvrir les placards et de trouver les cadavres », résume-t-elle depuis son bureau, au cœur du palais des sports de Pau.
Quatre ans plus tard, la page est enfin tournée. L’Élan retrouve la Betclic Élite à la rentrée. Quant à sa dette sociale, qui représentait jusqu’ici 30 % du budget du club, elle est intégralement remboursée. Pour autant, cette accession marque moins l’aboutissement d’un projet que le début d’un nouveau chapitre pour la directrice générale, qui l’affirme : « La montée, c’est la conséquence de tout le travail de fond qui a été fait ».

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6 millions d’euros de budget
La dirigeante refuse ainsi de parler de « mission accomplie ». Car derrière le retour dans l’élite, une autre réalité économique subsiste. Malgré une santé financière assainie et un budget en hausse qui avoisine les 6 millions d’euros dont environ 1,5 million d’euros de masse salariale, le résultat d’exploitation reste déficitaire. « Le vrai chantier commence maintenant », résume en substance Audrey Sauret. Objectif : retrouver un budget à l’équilibre et bâtir un modèle économique solide.
Ouvrir le capital : une nécessité
« Nous n’aurons pas le choix, à un moment donné, d’ouvrir le capital »
Depuis 2023, l’Élan Béarnais s’appui…