Couverture du journal du 06/04/2024 Le nouveau magazine

Périgueux – Une agence bien logée

Orpi Saint-Georges vient d'emménager dans ses propres locaux, bien visibles sur l'axe principal du quartier. Romain Duvivier a repris des sites à Terrasson et Brive, en attendant de se tourner vers la vallée de l'Isle.

© SBT - La Vie Économique

Ouverte dans 50 m2 avec pour horizon de passer de 2 à 4 collaborateurs, l’agence Orpi a remonté le cours Saint-Georges à Périgueux en s’estimant définitivement installée sur 170 m2. Presque 10 ans après ses débuts, le dirigeant traverse la rue dominée par le centre de la communication Joséphine-Baker et inaugure un immeuble de 300 m2 pour y loger 10 collaborateurs, dont deux personnes dédiées au fonctionnement global du groupe.

Il a dynamisé son affaire par croissance externe en 2017, avec l’acquisition d’une agence à Terrasson, portant l’effectif de 5 à 10. Puis il a repris trois agences à Brive, réunies dans un bâtiment de 300 m2 sur trois niveaux… Comme le nouveau siège périgourdin. Terrasson s’est enrichi d’une deuxième agence et Brive a acquis un autre site. « J’ai saisi des opportunités, cession d’agences à Terrasson, départ à la retraite à Brive… En plein Covid mais un secteur géographique que je connais bien. Je souhaite poursuivre le développement le long de l’A89, en direction de Bordeaux : je suis maintenant repéré et je reçois des propositions de reprise, pour des transmissions ou des caps difficiles à passer. » Le dirigeant prévoit de porter son équipe de 32 à 50 personnes.

En quête de talents

La baisse du nombre de ventes (-25 % au niveau national) s’accompagnant d’une baisse de prix, et les honoraires d’agences dépendent du prix comme du volume, le dirigeant a maintenu un équilibre de l’offre incluant aussi du viager, l’immobilier commercial et la gestion locative d’un millier de biens. « On a connu pire comme crise. Le marché est revenu à la normale, de l’ordre de -10 %, mais avec davantage d’acteurs. » En 2023, Romain Duvivier a réalisé 250 ventes et 300 locations, dont 70 de l’une et de l’autre à Périgueux. Après l’embellie post-Covid, une pédagogie sur les prix de vente s’impose. « On manque de biens ; et de personnel, avec des profils à former. On a recruté deux personnes pour les accompagner et on songe à créer notre formation en interne, pour franchir un plafond de verre qui n’a rien à voir avec le marché. Les visites représentent 20 % du temps d’une agence, « notre métier mobilise des compétences multiples : connaissances du droit de la famille, successions, divorces, tutelles ; règles d’urbanisme, construction, rénovation énergétique… et bien sûr des qualités commerciales. »