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Toulouse – L’artisanat d’art à l’honneur

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat Occitanie organise la troisième édition du salon Fragments à Toulouse, début décembre. Pendant 4 jours, 80 artisans d’art de toute la région exposeront des pièces rares.

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Jean-Michel Martin (CMA Aude), Sklaerenn Imbeaud (commission des métiers d’art), Lucien Amoros (CMA Haute-Garonne), Laura Demichelis (bronzière), Joseph Calvi (président CMA Occitanie) © Maxime Fayolle

Les lignes ondulées se répètent en boucle sur chaque face de l’hexagone de bronze. La lampe Sillages, créée spécifiquement pour le salon Fragments, s’illumine pour la première fois. « Je l’ai fabriquée en un temps record » souffle l’artiste toulousaine, Laura Demichelis. Elle sera présente sur le salon (30 novembre – 3 décembre) à l’Hôtel Dieu et sera à vendre, au prix de 2 800 euros.

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Lampe Sillages © CMA Occitanie

La vitrine de l’artisanat d’art

La troisième édition de Fragments s’attend à réunir près de 5 000 visiteurs sur quatre jours. « C’est un jour de plus que l’an dernier » note Joseph Calvi, le président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat (CMA) Occitanie. « L’objectif est d’être la vitrine de l’artisanat d’art dans notre région. » Des pièces de grande qualité seront exposées, de 60 à plus de 10 000 euros.

Au total, 80 artisans d’art vont exposer, issus de toute la région. La Haute-Garonne comptera 23 représentants. Des métiers très divers seront représentés : du luthier au plumassier, du souffleur de verre au malletier. « Notre ambition est de mettre en valeur certains parcours qu’on ne voit pas beaucoup » explique Sklaerenn Imbeaud, la présidente de la commission des métiers d’art, qui a dû trancher entre les 260 dossiers de candidature déposés pour participer au salon Fragments.

Vente directe, réseau et formation

Le salon est l’occasion pour les artistes de vendre directement leurs produits aux visiteurs ou bien de passer des commandes à l’approche des fêtes. C’est aussi un moyen de faire son réseau. « Le salon est gratuit pour les exposants, les retombées pour eux sont très positives » se félicite Joseph Calvi. Si le prix de l’organisation de Fragments reste secret, il se chiffre en centaines de milliers d’euros. « C’est un coût certain, mais c’est un investissement sur l’avenir » poursuit Joseph Calvi. « Des jeunes lycéens vont venir pour rencontrer des artisans, on peut ainsi créer des vocations, booster nos filières d’apprentissage. »

Le salon est enfin une occasion pour les artisans d’art de se former. « Quand on est artisan, on n’est pas toujours au point sur le côté business, comment on crée et on fait vivre une entreprise » détaille Lucien Amoros, le président de la CMA 31. Des formations sont proposées le matin, avant l’arrivée des premiers visiteurs. « Cela permet à ces artistes qui ont de l’or dans les mains de s’en mettre aussi dans les poches ! »