Jamais les orientations budgétaires du Département n’auront nécessité de telles aptitudes d’équilibriste. Pour la réduction de la dette de l’État, la loi des finances prévoit une contribution des Hautes-Pyrénées de 2 millions d’euros mais, comme beaucoup de territoires ruraux, le 65 ne contribuera pas aux différents fonds de solidarité par manque de richesse… Mais il n’y aura pourtant pas droit non plus. En cause ? Sa bonne gestion qui l’exclut du dispositif de péréquation entre les départements. Michel Pélieu, président du Département des Hautes-Pyrénées, n’a pas manqué de faire un état des lieux de ceux-ci qui s’illustre par 9,1 millions pour les Pyrénées-Atlantiques, 7 millions pour le Gers ou encore 6,2 millions pour les Landes : « Zéro pour les Hautes-Pyrénées. C’est la sanction des bons élèves…
Zéro fonds de solidarité pour les Hautes-Pyrénées : « C’est la sanction des bons élèves ! »
Avec une maîtrise de sa dette et des investissements maintenus, le budget du Département des Hautes-Pyrénées affiche une bonne gestion qui le pénalise. Un paradoxe qui a marqué le débat d'orientations budgétaires 2026-2028 qui s'est tenu début février.
Michel Pélieu, président du Département des Hautes-Pyrénées. ©LilianCazabet-LaVieEconomique