Des cascades au cœur de gorges escarpées, des belvédères à la vue à couper le souffle sur la rivière Dordogne, des randonnées au cœur des feuillus du plateau de Millevaches… La Corrèze regorge de trésors naturels et patrimoniaux séduisant plus d’un touriste. Preuve en est : 7 millions de nuitées ont été enregistrées en 2025 (contre 6 en 2019). Le département attire et le tourisme a généré, pour l’année 2025, 400 millions d’euros de revenus, occupant 4 300 emplois : la principale activité économique du département avec l’agriculture.
Ici, ce sont avant tout les sports nature qui plaisent (le trail, le cyclisme, la randonnée, ou la pêche). « Nous travaillons à développer les groupes scolaires et les familles », note cependant Marie Saule, directrice de Corrèze Tourisme. Ces visiteurs sont avant tout français, à 80 % (majoritairement de région parisienne) et 20 % sont des étrangers (principalement Britanniques, mais également Belges et Néerlandais). Ils restent généralement 6 jours, avec des dépenses moyennes de 60 euros par jour et par personne.
Le succès de Pompadour
« Sur le podium, c’est la randonnée, le repos ainsi que le patrimoine et les cités de caractère qui séduisent. Nous avons six des plus beaux villages de France en basse Corrèze », souligne Agnès Audeguil, présidente de Corrèze Tourisme. Côté fréquentation, le château de Pompadour (+ de 40 000 visiteurs), les pans de Travassac, le château de Val et le viaduc des Rochers Noirs sont les coups de cœur des visiteurs. « Ce succès réside dans des structures à taille humaine, nos sites ne sont pas standardisés, et permettent une réelle expérience. »
Pour la saison 2026, le passage du Tour de France, lors d’une étape 100 % corrézienne, le 12 juillet, « est une belle action de communication et de promotion, et va très bien lancer la saison », se félicite Agnès Audeguil. Cet été marque aussi la première saison complète pour les Voies vertes pâles, un parcours cycliste de 1 200 km reliant les grands points d’intérêt, inauguré en 2025, tout comme le musée Néandertal (à la Chapelle-aux-Saints) ou le célèbre viaduc des Rochers Noirs (Lapleau), qui a été rénové.
Promotion et communication
« Il y a une marge de progression sur les ailes de saison, ce n’est pas la même clientèle, et il faut faire évoluer les mentalités pour que les sites restent ouverts », ambitionne Marie Saule. Fort de 15 salariés, Corrèze Tourisme, opérateur du conseil départemental, intervient sur les questions relatives aux professionnels du tourisme. L’organisation s’articule autour de quatre pôles. En premier, la promotion et la communication. En s’appuyant de plus en plus sur le digital, cet axe vise à renforcer la visibilité touristique, et de fédérer la filière sur ces sujets. Ensuite, le pôle ingénierie et développement, vise la montée en compétences des acteurs, et la recherche d’opérateurs ainsi qu’au soutien marketing et digital des professionnels. Puis, le service commercial groupe, gère la venue de groupes. Ils sont plus de 200 à affluer chaque année, notamment des autocaristes. Enfin, Corrèze Tourisme, c’est aussi un observatoire du tourisme.
Un enjeu : la mobilité
Depuis 2023, l’opérateur dispose d’une feuille de route lui précisant ses missions, notamment la poursuite de la continuité de son action, tout en attirant de nouveaux investisseurs et en proposant un renouvellement de l’offre, en mettant en avant un tourisme plus durable. Corrèze Tourisme a la charge d’accompagner l’ensemble des acteurs de la filière sur ces problématiques. « Le sujet de la mobilité notamment, est également très prégnant : nous sommes à un carrefour autoroutier, mais la mobilité à partir des gares est plus difficile. Il s’agit d’une problématique majeure pour l’avenir », renchérit Agnès Audeguil.
En 2025, le tourisme a généré 400 millions d’euros de revenus, occupant 4 300 emplois