Face au ralentissement du marché de l’agriculture biologique, le spécialiste de la certification bio Ecocert diversifie ses activités. L’entreprise, dont le siège est situé dans le Gers à L’Isle-Jourdain, est aujourd’hui le certificateur de plus de 150 référentiels et intervient dans le monde entier, à travers ses filiales et antennes implantées dans 36 pays. Il prévoit par ailleurs la création d’une nouvelle filiale en Côte d’Ivoire et la création d’un nouveau bureau au Sri Lanka.
Si les certifications liées à l’agriculture biologique constituent encore 61 % de l’activité du groupe, Ecocert a développé de nouvelles expertises dans les écoproduits (20 % du CA), notamment dans le secteur de la cosmétique. Son ambition est de devenir « le tiers de confiance pour les produits du quotidien », déclare Philippe Thomazo, DG d’Ecocert. Pour poursuivre sur le chemin de la diversification et répondre aux attentes de ses clients, le groupe annonce son arrivée prochaine sur le secteur de l’emballage. « Nous avons choisi de devenir certificateur pour les référentiels les plus exigeants, notamment GRS et RCS ou encore Recyclass », indique Philippe Thomazo.
Assurer la transparence des filières
Autre piste de développement, qui sort de l’activité liée à la certification : le service aux entreprises, notamment en termes de « derisking ». « À l’heure des réseaux sociaux, les entreprises doivent connaître leur filière. Une marque de chocolat par exemple doit s’assurer que ses fournisseurs de cacao n’exploitent pas les travailleurs qui le cueillent. Ecocert, de par sa présence dans le monde entier, peut s’assurer qu’à chaque étape de la filière, les exigences environnementales et sociales soient bien respectées », explique Philippe Thomazzo. Si pour l’heure cette activité ne représente que 2 % du chiffre d’affaires du groupe, elle pourrait peser 8 % du CA dans les prochaines années.
Fondé en 1991, le groupe Ecocert emploie 2 180 personnes dans le monde, dont 350 à L’Isle-Jourdain et 80 à Toulouse. L’ETI a réalisé un chiffre d’affaires de 125 millions d’euros en 2025.