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Trufficulture : renforcer la filière

Via ses trois salariés, la Fédération des trufficulteurs du Périgord est un appui indispensable pour la fédération des trufficulteurs de Nouvelle-Aquitaine. Un financement de plus de 23 000 euros vient renforcer son action.

Fédération des trufficulteurs du Périgord, trufficulture

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Le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine a attribué 23 300 euros à la fédération des trufficulteurs de Nouvelle-Aquitaine. Une enveloppe qui vient en appui technique pour l’accompagnement des producteurs. Faute de salarié à l’échelle régionale, c’est la seule fédération départementale ayant des collaborateurs qui a hérité de cette mission, à savoir la Dordogne. Ce projet, qui a duré trois ans, aspirait à renforcer la formation, mais également à améliorer les connaissances de la filière, ainsi qu’à la mise en place de dispositifs de communications : une gazette du trufficulteur a par exemple été créée, et la participation à des salons renforcée.

Ainsi, les formations ont été renforcées dans des départements qui n’en bénéficiaient pas, comme les Deux-Sèvres ou encore la Charente-Maritime, et de nouvelles thématiques ont été proposées aux trufficulteurs comme le travail du sol, la biologie de la truffe, le réensemencement…

80 % de non-professionnels

Cette enveloppe a également permis la réalisation d’une enquête professionnelle afin de connaître le profil des trufficulteurs, qui sont en grande majorité des particuliers, soit 80 % (disposant donc de moins d’un hectare de surface) pour seulement 20 % de professionnels. « Cette étude nous a également appris que le réensemencement est un levier important pour une augmentation de la production », souligne Julien Bosselut, animateur technicien à la fédération périgourdine.

Une réflexion, liée aux changements climatiques, a par ailleurs été amorcée. « Nous cherchons une stratégie d’adaptation et de redynamisation de la filière notamment avec des essences plus adaptées, avec des plants du Sud Est ou d’Espagne, mais également avec des questionnements sur la gestion de l’apport en eau. »

Afin de soutenir la filière, un GIE Les trufficulteurs réunis, regroupant des fédérations de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie, contrôle, achète et revends des plants aux trufficulteurs de son réseau. « Cela nous a permis de constater qu’il y a un volume de marché moins important, et que depuis quelques années, nous vendons moins de plants. »

1 200 adhérents en Dordogne

En Dordogne, la fédération compte 1 200 adhérents. Cette adhésion permet notamment l’accès aux 14 marchés contrôlés, notamment ceux de Sarlat, Périgueux ou encore Ribérac. Cette année, avec les températures plus élevées en mai et juin, qui peuvent impacter la naissance des truffes, puis la canicule et sécheresse actuelle, la production risque d’être « compliquée ». « On ne sait pas à quel point cela va impacter la production, nous avons encore des choses à apprendre. »