En chute constante depuis plusieurs semestres, le marché de l’immobilier neuf toulousain se stabilise. Pas de quoi crier victoire, car il reste au plus bas depuis « au moins 10 ans », selon Michaël Merz, président de l’Observer de l’immobilier toulousain. Concrètement, les volumes de mises en vente restent stables au premier semestre 2026 (1 622 dans l’aire toulousaine, + 2 % vs S1 2025), malgré une hausse des permis de construire délivrés en amont des élections municipales. « Les effets devraient se ressentir davantage au troisième trimestre », espère Michaël Merz.
Le président estime toutefois que la chute de la production immobilière de ces dernières années va produire un véritable « trou d’air », avec un manque de logements qui va se faire ressentir dans les années à venir. « Il va être de plus en plus difficile à se loger à Toulouse, avec de vraies tensions sur le locatif », prédit-il.
Regain des ventes aux investisseurs
Les ventes poursuivent quant à elles leur recul : -20 % comparé au premier semestre 2025 « alors qu’on attendait une hausse avec l’entrée en vigueur du dispositif Jeanbrun » qui vise à favoriser l’investissement locatif. « Ce qui est rassurant, commente le président de l’ObserveR, c’est que la baisse s’explique par une chute vertigineuse des ventes en bloc qui ont reculé de 88 %. Cela signifie que les promoteurs sont plus confiants qu’auparavant : ils estiment qu’ils vont réussir à faire des ventes au détail », plus rentables.
Les ventes à investisseurs ont d’ailleurs augmenté de 83 % au premier semestre 2026, comparé au premier semestre 2025. « Quand on part de rien, le pourcentage d’augmentation augmente vite », tempère Michaël Merz. En effet, si 497 ventes à investisseurs ont été réalisées au 1er semestre 2026 (vs 271 au premier semestre 2025), Plus de 1 500 ventes avaient été faites au premier semestre 2021.