La SPR (Société périgourdine de récupération), créée par Christian Simon, est devenue le solide groupe Sirmet qui fête ses 40 ans cette année et s’étire sur 8 hectares, entre Périgueux et l’accès Est de l’autoroute. Recentrée sur les métaux en 2000 avec la revente à Suez de la partie papier, carton et déchet industriel banal, lorsque Stéphane Simon rachète les parts de son père, l’activité se développe (lire encadré) pour dépasser le cadre régional et compose avec des situations géopolitiques qui influent sur les cours des métaux : il assure en personne une veille stratégique. Si le blocage du détroit d’Ormuz pèse sur le prix des carburants, il a aussi dopé celui des métaux, notamment l’aluminium.
Le groupe, toujours familial, doit sa réactivité à un PDG très discret entouré d’un directeur général, Guillaume Allain, et des directeurs régionaux. Dont Romain Poujade, pur produit « maison » : entré en alternance en 2009, passé par l’exploitation, puis le commercial à Brive, la responsabilité d’un site, puis deux « et huit aujourd’hui, avec la direction commerciale », il insiste sur cette gouvernance capable de décider en une heure d’un investissement que d’autres structures mettraient deux ans à organiser.
Retour aux origines
Collecte, valorisation et transformation des fers et métaux constituent le cœur de métier et 90 % de l’activité de Sirmet, qui s’illustre aussi dans la prise en charge des déchets d’équipements électrique et électronique, de la collecte en déchetterie au démantèlement, en lien avec Ecologic et Ecosystem, « pour des volumes en croissance, avec une tra…