Une communication responsable l’est avant tout par le sujet qu’elle traite
Est-ce qu’une organisation qui propose des services ou des produits non responsables peut faire de la communication responsable ? La réponse est non ! Si le sujet ne participe pas à la promotion des valeurs de sobriété, de solidarité, mais au contraire crée des besoins en favorisant le cycle de surproduction-surconsommation, alors il ne peut s’agir d’une démarche responsable.
Malheureusement, depuis des décennies, la communication commerciale, qui occupe l’essentiel de l’espace public et privé, vend des rêves incompatibles avec la trajectoire écologique et sociale attendue. Comme le souligne l’ONG Communication et Démocratie, « elle crée des désirs sans fin, génère de la frustration voire du mal-être et renforce des modèles de réussite matérielle au détriment des valeurs humaines (…) elle est dominée par des messages qui encouragent en permanence l’achat, le renouvellement et la désirabilité des produits ». Et ce, alors même que les consommateurs-citoyens sont aujourd’hui très critiques des incitations permanentes à la surconsommation et souhaitent une meilleure régulation de la publicité. Rappelons que depuis le rapport Meadows de 1972, nous savons « qu’un modèle de société à l’image de la société occidentale, riche, avec une consommation d’énergie et de matériaux élevée est un fantasme ». La communication doit désormais mettre ses compétences au service de l’intérêt général pour préserver nos ressources et assurer une justice sociale. Ainsi seuls les projets participants à la transition sociétale et environnementale peuvent réellement être portés par une communication responsable.
La communication doit mettre ses compétences au service de l’intérêt général pour préserver nos ressources
Une communication responsable passe par des pratiques métiers encadrées
La communication responsable n’est pas performative. Ce n’est pas parce qu’on dit qu’on fait, qu’on en fait réellement. Communiquer de manière responsable répond à des exigences particulières. Il faut notamment s’interroger à chaque éta…