En seulement un an, Eden Georgeon est passé d’une passion naissante, personnelle, presque secrète, à la notoriété. Une success story à laquelle lui-même peine à croire. Dès ses 9 ans, le jeune habitant de Domme se passionne pour le mixage, et s’amuse avec sa première platine, relevant davantage du jouet que de l’objet professionnel. Face à son engouement, ses parents lui achètent du matériel de plus en plus perfectionné au fil des ans, « en guise de salaire pour son aide dans notre commerce », raconte sa mère Rubis Deweer. Autodidacte, il apprend via les réseaux sociaux, et regarde attentivement les vidéos de ceux qui l’inspirent : DJ Snake, Martin Solveig, ou encore Mosimann. L’amour de ses parents pour la musique l’a aussi mené à de nombreux concerts : Red hot chili peppers, Stromae, Black Eyed Peas… « Ma passion est née au Brive Festival, quand nous avons vu Martin Solveig, en 2023, le son m’a plu, mais aussi sa performance, sa façon de bouger sur scène », raconte Eden Georgeon.
Une vidéo qui fait le buzz
Sa première scène ? Juin 2025, à Sarlat devant amis et famille lors d’une fête de collège. La vidéo, filmée et postée sur ses réseaux sociaux attire déjà la curiosité avec 2 millions de vues. Direction le Festi’Zik, en juillet, à La Roque-Gageac. « Nous sommes derrière lui, alors en ce début de saison, on lui a cherché des scènes, surtout des tremplins, dans la région, comme le Lovely Brive Festival. Mais, il fallait être Corrézien, alors ils lui ont trouvé un créneau sur la scène électro, une scène reconnue. » À l’affiche le même soir que la tête d’affiche Katy Perry, DJ Djoque a dû doubler le temps de son set, l’artiste d’après ayant fait un malaise. « Il a fallu improviser. Pour chaque concert, j’ai une playlist préparée, puis je fais mes mashups en direct. Mon père dit que je suis meilleur quand je n’ai pas de préparation », sourit Eden Georgeon.
Doubler le nombre de sets
Si cette expérience a été un véritable tremplin pour le DJ, il est un souvenir qui restera marqué dans son esprit : se produire en première partie de DJ Snake, au Bourget, en novembre 2025. L’histoire d’une rencontre : « Nous allions le voir en concert à Las Vegas, et juste avant le concert j’ai croisé puis abordé une fille qui portait le t-shirt de sa tournée. Elle nous a dit qu’elle allait voir DJ Snake à son hôtel avant le concert, et m’a proposé de venir. En l’attendant, j’ai montré au groupe des vidéos de ce que je fais. Lorsque DJ Snake est arrivé, on lui a parlé et l’un d’entre eux lui a dit que je mixais, et de fil en aiguille, il m’a proposé de faire sa première partie. »
Ces expériences sont de véritables cartes de visite pour DJ Djoque et ses parents. Face à la passion dévorante de son fils, Rubis Deweer attend l’intersaison pour proposer les services de son fils sur des événements. « Il aura un an de plus, le calendrier sera plus facile à remplir », souligne Rubis Deweer. Pour qu’Eden Georgeon puisse se produire, et toucher ses cachets, ses parents ont créé une association, Eden DJ Project, qui le représente ainsi que ses parents, le paiement est ensuite versé à l’association. « Nous donnons ensuite 50 % à notre fils, et 50 % sont conservés sur le compte de l’association. Avec 6 représentations en 2026, le jeune DJ espère doubler son nombre de shows pour 2027.
Ses parents ont créé une association, qui le représente