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Grégory Alldritt à la rencontre des artisans périgourdins

Le joueur de rugby Grégory Alldritt était en visite en Dordogne, mercredi 27 mai, pour la quatrième édition des Mêlées de l’artisanat. Rencontre.

Grégory Alldritt ,Mêlées de l’artisanat.

© Marie Lemaitre - La Vie Économique

S’il est connu comme capitaine du Stade Rochelais, ou membre du XV de France, Grégory Alldritt est aussi égérie de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Nouvelle-Aquitaine. C’est dans ce cadre qu’il est venu à la rencontre des artisans périgourdins, mercredi 27 mai, pour une conférence : [Re]flexion, sur le dépassement de soi, dans le monde professionnel comme dans le sport. C’est dans ce cadre qu’il a répondu aux questions de La Vie Économique.

La Vie Économique : Quelle est votre vision de votre vie après le rugby ?

Grégory Alldritt : Évidemment, différentes options peuvent se présenter. Avec la Chambre de métiers et de l’artisanat, j’ai découvert un nombre de formations et de métiers incalculables. L’artisanat, ce n’est pas que ce que l’on voit au quotidien. Et, j’ai des idées projets différents tous les mois. J’aime la convivialité et la gastronomie, donc c’est une reconversion possible. Tout comme rester dans l’univers du rugby. C’est encore tôt, mais j’essaie de me préparer au mieux pour avoir toutes les cartes en main.

LVE : Comment faites-vous pour remonter dans des périodes de temps faibles ?

G. A. : Nous sommes tous humains, et forcément on peut avoir des périodes de creux. L’avantage d’un sportif, c’est qu’on évolue dans des groupes de 60 personnes entre l’encadrement et les autres joueurs. À l’inverse, un chef d’entreprise est seul, c’est donc important de communiquer, de parler, de prendre des conseils auprès d’organismes. C’est cela que je défends dans mes interventions : l’importance de prendre la parole.

LVE : Face au contexte économique actuel, que diriez-vous à des chefs d’entreprise ?

G. A. : Il y a beaucoup de similitudes entre le sport et le monde de l’entreprise. Cependant, nous avons cette pression en moins : celle de faire tourner l’entreprise et de gérer des salariés. Mais, dans ces périodes difficiles, il faut faire preuve d’humilité, de travail et de résilience. C’est important aussi de faire des rétrospectives, voir le chemin parcouru. Les artisans peuvent être fiers d’eux, de ce qu’ils sont. Et, il faut croire au destin.

LVE : Comment vivez-vous cette aventure d’être l’égérie de la Chambre de métiers de Nouvelle-Aquitaine ?

G. A. : Ça a été une évidence. Pour ce genre de partenariat, il faut qu’on soit investi, que ça nous reflète. J’aime le collectif, et l’engagement, des valeurs que je partage, ainsi que beaucoup d’autres, avec la CMA. J’apprécie mettre en avant des entreprises parfois délaissées, et remettre l’artisanat au goût du jour dans l’orientation des jeunes, leur dire que ce sont de beaux métiers dans lesquels on peut s’investir et gagner de l’argent. C’est ma troisième année, et je découvre des métiers, le territoire, et des professionnels, c’est très enrichissant, et les parcours sont inspirants. Finalement, c’est donnant-donnant.