La filière pruneau à la relance

Alors que la saison estivale de la prune se profile, le Bureau national interprofessionnel du pruneau (BIP) fait le point sur les enjeux de la production et l’avenir de la filière, entre transition agroécologique et crise énergétique.

Christophe de Hautefeuille, Bureau national interprofessionnel du pruneau (BIP)

Christophe de Hautefeuille, président du BIP © Jonathan Biteau - La Vie Economique

Deux chiffres résument la réalité de la filière pruneau aujourd’hui : de 1 500 producteurs en 2005, l’IGP Pruneau d’Agen compte à présent 750 exploitants. Pourtant, avec 11 000 hectares de vergers cultivés dans six départements du Sud-Ouest, la surface consacrée à la fameuse prune d’ente est relativement stable. Et si la filière a souffert ces dernières décennies, elle a clairement adopté une stratégie de repositionnement marketing qui porte ses fruits. « Le pruneau d’Agen bénéficie d’une indication géographique protégée (IGP) depuis 2002, garantissant qu’il est 100 % français, de la production à la transformation. Cet attribut distingue le pruneau d’Agen des autres fruits séchés, souvent importés. Le pruneau d’Agen, c’est le seul fruit séché 100 % français », souligne Gaëtan Vergnes, secrétaire général du BIP.

Le défi du bio

La surface consacrée à l’agriculture biologique a considérablement augmenté au fil des ans, pour atteindre aujourd’hui 20 % de la production…

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