Temple-sur-Lot – Latour-Marliac : le temple du nénuphar

Au Temple-sur-Lot, depuis 150 ans, Latour-Marliac cultive les nénuphars et a fourni des lieux célèbres : du Vatican jusqu’à l’étang de Claude Monet à Giverny. La société a été reprise en 2007 par Robert Sheldon, professeur franco-américain qui veut en faire le Giverny du sud.

Latour-Marliac

© Jonathan Biteau - La Vie Economique

Il y a 150 ans, un pépiniériste du Temple-sur-Lot, Joseph Bory Latour-Marliac, hybride des nénuphars pour obtenir des variétés rustiques de couleurs variées – à l’époque le nénuphar européen n’existait qu’en blanc. En 1889, ses plantes furent dévoilées en même temps que la tour Eiffel. Installés dans les jardins d’eau du Trocadéro, les nénuphars hybrides de couleur firent sensation et attirèrent l’œil d’un visiteur particulier : Claude Monet, qui en fut émerveillé. C’est cette expérience qui l’inspira lorsqu’il construisit son jardin d’eau à Giverny et peignit sa fameuse série de toiles Les Nymphéas. Ses bons de commande de nénuphars sont encore conservés à Latour-Marliac.

Une histoire tumultueuse

Après ses premiers succès, Latour-Marliac s’intéresse également aux bambous et aux lotus, toujours cultivés sur le site. À sa mort en 1911, ses descendants maintinrent la pépinière au Temple-sur-Lot. Sa fille, Angèle, épousa Maurice Laydeker, et tous deux préservèrent le site jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, lorsque leurs enfants reprirent l’affaire. En 1991, la propriété fut ache…

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