Couverture du journal du 02/12/2020 Consulter le journal

Mobilisation locale pour un plan national

L’annonce du plan de relance national offre des opportunités aux entreprises périgourdines. Les services de l’État vont les encourager à ne pas les laisser passer.

© D. R.

Les acteurs économiques étaient conviés le 15 octobre 2020 à la préfecture : les représentants des chambres consulaires, filières professionnelles (bâtiment, restauration, tourisme), union des maires, Région, Département, les parlementaires… Les forces vives qui composent le Comité départemental du suivi de l’économie ont participé à cette séance spécialement consacrée au plan de relance. Les services de la Banque de France, la Direccte, l’Urssaf, les finances publiques, sont mobilisés aux côtés du préfet pour relayer et accompagner des mesures « qui ne concernent pas seulement les grands groupes, capables de les repérer et de les utiliser, mais jusqu’aux micro-entreprises, qui ont besoin d’être orientées », note Frédéric Perissat. Les possibilités sont nombreuses, les aides thématiques peuvant être croisées, mais il n’y a pas de découpage départemental pour partager cette enveloppe de relance de 100 milliards d’euros, qui s’ajoutent aux 470 débloqués pour le plan d’urgence. Ce qui explique que le préfet engage ses services dans une démarche volontariste d’identification des bénéficiaires potentiels, par une bonne connaissance des catégories de mesures et une veille, afin de désigner le bon interlocuteur de proximité qui instruira le dossier.

Une tournée d’information auprès des clubs d’entreprises va accélérer la diffusion sur le terrain

Une tournée d’information auprès des clubs d’entreprises, déjà faite à Montpon et Ribérac, va accélérer la diffusion sur le terrain. « Il faut saisir cette occasion de transformer la contrainte en opportunité, pour renforcer son activité ou diversifier ses marchés, pour avancer à l’exportation. France Relance peut par exemple prendre en charge une partie de l’investissement d’une entreprise qui voudrait accroître la numérisation de ses processus. C’est aussi le moment de réfléchir au retour d’ateliers installés à l’étranger grâce à des aides à la réimplantation. »

NATURE DES AIDES ET INTERLOCUTEURS

Des groupes de travail sont constitués pour assurer une veille stratégique, pour susciter, recenser, coordonner et appuyer les différentes demandes. Des entreprises de Dordogne correspondent aux critères de fiches sectorielles comme l’électronique ou l’automobile, avec des demandes en cours. Les appels à projets sont ouverts depuis septembre, par vagues. Celui concernant le renouvellement de flotte de véhicules en optant pour l’hydrogène est sorti le matin même de la réunion en préfecture, il passe notamment par l’Ademe. Pour la décarbonation de l’industrie, l’interlocuteur est plutôt la Direccte, etc. Les collectivités locales sont aussi concernées par le plan, elles peuvent s’adresser à la sous-préfecture, par exemple pour des rénovations thermiques, ou encore des projets d’alimentation territoriaux pour structurer l’approvisionnement des cantines. Les participants à la rencontre ont affiché une attitude volontariste, l’inquiétude demeurant sur la trésorerie et la capacité à faire face aux charges qui ont été reportées, qu’il faudra sûrement lisser sur la durée.

 

* La plateforme planderelance.gouv.fr détaille les 94 mesures réparties en trois priorités : écologie (30 milliards d’euros), compétitivité (34 milliards d’euros) et cohésion (36 milliards).

 


POURSUITE DE L’ACTIVITÉ PARTIELLE

Le plan d’activité partielle de longue durée continue à soutenir le maintien des salaires pendant deux ans, avec 60 % de financement assuré par l’État, dans tous les secteurs.

Parallèlement, un plan de formation financé à 100 % par l’État permet d’occuper ces périodes par l’acquisition de compétentes nouvelles.